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Politique

Burkina Faso : Après BBC et VOA, plusieurs autres médias internationaux tombent dans le filet de suspension

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Burkina Faso : Après BBC et VOA, plusieurs autres médias internationaux tombent dans le filet de suspension

Après la suspension de BBC et VOA, Conseil Supérieur de la Communication (CSC) du Burkina Faso a annoncé la suspension temporaire de la diffusion des programmes de TV5 Monde ainsi que l’accès à plusieurs sites web internationaux. Cette mesure fait suite à la diffusion d’informations accusant l’armée burkinabè d’exactions sur des populations civiles dans le nord et le nord-est du pays.

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L’incident a eu lieu le samedi 27 avril 2024, lorsque TV5 Monde, Deutsche Welle, Ouest-France, Le Monde.fr, ApaNews, The Gardian et AgenceEcofin ont relayé un élément audiovisuel et un article, basés sur un rapport de l’ONG Human Rights Watch, pointant du doigt des agissements présumés de l’armée burkinabè. Le CSC a identifié dans ces contenus des déclarations jugées péremptoires et tendancieuses, portant atteinte aux principes fondamentaux du traitement de l’information et risquant de jeter le discrédit sur l’armée nationale.

Pourquoi le Burkina Faso prend cette décision ?

Cette décision, prise lors d’une session extraordinaire du Collège des Conseillers, vise à prévenir des troubles à l’ordre public, conformément à l’article 130 de la loi régissant la radiodiffusion au Burkina Faso. En conséquence, la diffusion de TV5 Monde est suspendue pour une durée de deux semaines, et l’accès aux sites web de plusieurs médias internationaux est également restreint sur le territoire burkinabè jusqu’à nouvel ordre.

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Le CSC appelle également tous les médias locaux à éviter de relayer des contenus jugés tendancieux, sous peine de sanctions prévues par la loi.

Cette décision soulève des questions quant à la liberté de la presse et à la régulation des médias au Burkina Faso. Certains observateurs craignent que cette mesure ne restreigne l’accès à l’information et ne compromette la transparence nécessaire dans une société démocratique.

La réaction des médias internationaux concernés ainsi que des organisations de défense de la liberté de la presse est attendue dans les prochains jours, alors que le débat sur l’équilibre entre la liberté d’expression et la préservation de l’ordre public continue de diviser l’opinion publique au Burkina Faso.

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