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Justice : Vers une adoption des peines de castration pour les violeurs de mineurs dans ce pays d’Afrique

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Justice : Vers une adoption des peines de castration pour les violeurs de mineurs dans ce pays d'Afrique

Au début du mois de février, l’Assemblée nationale de Madagascar a approuvé un amendement visant à imposer des peines de castration chirurgicale ou chimique aux violeurs de mineurs. Cette mesure, également soutenue par le Sénat mercredi dernier, doit encore être validée par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) avant d’être promulguée par le président Andry Rajoelina.

Face à la recrudescence alarmante des viols sur mineurs

Le gouvernement malgache justifie cette initiative par une recrudescence alarmante des cas de violences sexuelles contre les enfants. La ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, a souligné la nécessité d’agir rapidement pour freiner ce phénomène préoccupant, notant qu’en 2023, pas moins de 600 cas de viols sur mineurs ont été recensés. Auparavant, la peine minimale pour ce crime était de cinq ans de prison, mais désormais, le gouvernement entend ajouter une peine complémentaire de castration, que le juge pourra prononcer.

Réactions mitigées et appels à l’abrogation

Si cette décision a été accueillie avec soulagement par certains groupes de défense des droits des femmes, notamment le mouvement « Women Break the Silence », elle a également suscité des critiques, notamment de la part d’Amnesty International.

Nciko wa Nciko, conseiller pour Madagascar au sein de cette organisation, a souligné le caractère éthiquement problématique de la castration, mettant en avant les risques de préjudices graves et irréversibles pour les personnes concernées.

Amnesty International a exhorté le gouvernement malgache à abroger ce texte, arguant que la castration, qu’elle soit chirurgicale ou chimique, constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant qui ne résoudra pas le problème fondamental des viols sur enfants.

De plus, l’organisation estime que cette mesure est en contradiction avec les dispositions constitutionnelles de Madagascar et avec les normes internationales en matière de droits de l’homme.

##Peines##

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