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Economie

Monnaie : L’AES prêt à tourner la page du franc CFA ?

Monnaie : L’AES prêt à tourner la page du franc CFA ?

Les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Niger, le Mali et le Burkina Faso, réaffirment leur ambition de s’affranchir du franc CFA. Cette démarche, qui s’inscrit dans une volonté de souveraineté économique, se concrétise progressivement alors que les trois États ont officiellement quitté la CEDEAO le 29 janvier 2025, tout en restant pour l’instant membres de l’UEMOA.

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Une déclaration controversée

Dans ce contexte tendu, une déclaration attribuée au Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a récemment enflammé les réseaux sociaux. Selon cette rumeur, il aurait affirmé que « les trois pays de l’AES renoncent à la création d’une nouvelle monnaie commune » et que « le franc CFA reste une monnaie solide ».

Cette annonce a immédiatement suscité une vague de réactions. Pour certains, elle représentait un revirement inattendu, voire une capitulation. Pour d’autres, il s’agissait d’une manœuvre pour tempérer les tensions économiques et diplomatiques liées à cette transition.

Un démenti ferme du gouvernement nigérien

Face à la propagation rapide de cette information, le cabinet du Premier ministre du Niger a réagi sans attendre. Dans un communiqué relayé par la chaîne locale RTN, il a catégoriquement démenti les propos prêtés à Ali Mahaman Lamine Zeine. Selon les autorités nigériennes, il s’agit d’une « fake news, mensongère et délibérément biaisée », visant à semer la confusion sur les véritables intentions des États de l’AES.

Le gouvernement nigérien a réaffirmé son engagement en faveur d’une monnaie indépendante, considérée comme une étape clé dans la consolidation de la souveraineté économique des trois pays.

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Une transition monétaire sous haute tension

Si le projet de création d’une nouvelle monnaie est bien confirmé, plusieurs défis restent à relever. La mise en place d’une monnaie unique nécessite des accords financiers solides, des réserves de change suffisantes et un cadre réglementaire adapté. De plus, la sortie éventuelle de l’UEMOA pourrait avoir des répercussions économiques majeures, notamment sur les échanges commerciaux et la stabilité financière des pays concernés.

Quel avenir pour l’AES ?

Le Niger, le Mali et le Burkina Faso semblent déterminés à écrire une nouvelle page de leur histoire économique. La question de la monnaie reste un élément central de leur indépendance vis-à-vis des institutions régionales et internationales.

Si la transition vers une monnaie propre se concrétise, elle marquera un tournant historique pour ces pays sahéliens. Toutefois, la réussite de ce projet dépendra de leur capacité à instaurer une stabilité financière et à rassurer les investisseurs.

En attendant, la guerre de communication autour du franc CFA et de la future monnaie de l’AES ne fait que commencer.

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