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Le Burkina Faso révise sa constitution, le français relégué au rang de “langue de travail”

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Le gouvernement de transition du Burkina Faso a franchi une étape historique en adoptant un projet de loi ambitieux visant à réviser en profondeur la Constitution du pays. Cette annonce majeure, faite à l’issue du Conseil des ministres et rapportée dans un compte rendu officiel, présente des réformes substantielles qui redéfiniront le paysage institutionnel de cette nation ouest-africaine.

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a exposé les principaux points de cette révision constitutionnelle. L’une des mesures phares de ce projet est la consécration des langues nationales en tant que langues officielles, reléguant ainsi le français au rang de langue de travail. Cette démarche symbolique vise à valoriser et à reconnaître la diversité linguistique et culturelle du Burkina Faso.

Outre cette avancée linguistique, le projet de loi prévoit une restructuration institutionnelle en profondeur. Il est notamment prévu la suppression du Médiateur du Faso et du Conseil économique et social (CES), organes dont les responsabilités seront transférées à une nouvelle entité nommée Conseil national des communautés. Cette réorganisation vise à rationaliser les structures administratives et à renforcer leur efficacité.

Une autre mesure significative consiste à transformer l’Agence nationale de renseignement en Conseil national de sécurité, une évolution institutionnelle substantielle qui sera désormais inscrite dans la Constitution. Cette modification vise à adapter les mécanismes de sécurité du pays à un contexte en constante évolution, permettant ainsi une meilleure réponse aux défis sécuritaires auxquels le Burkina Faso est confronté.

En parallèle, une refonte du régime de responsabilité pénale des dirigeants politiques est envisagée, impliquant la suppression de la Haute cour de justice. Ses compétences seront transférées à la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Ouagadougou. Cette réforme judiciaire vise à renforcer la transparence et l’indépendance du système judiciaire, ainsi qu’à assurer une justice plus équitable et efficace pour tous.

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Cette révision constitutionnelle, d’envergure inédite, suscite des débats animés au sein de la société burkinabè. Si certains saluent ces changements comme une avancée majeure vers une gouvernance plus inclusive et adaptée aux réalités nationales, d’autres expriment des préoccupations quant à l’impact et à la mise en œuvre pratique de ces réformes.

Cette décision, prise dans un contexte de transition politique, souligne la volonté des autorités de répondre aux attentes des citoyens en matière de gouvernance, de démocratie et de sécurité. La suite des événements révélera l’ampleur des transformations que cette révision constitutionnelle apportera au Burkina Faso et l’impact qu’elle aura sur l’avenir du pays.

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