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Politique

Tension politique en Côte d’Ivoire : Gbagbo défie Ouattara et soutient l’AES

Tension politique en Côte d’Ivoire : Gbagbo défie Ouattara et soutient l’AES

Le Parti des peuples africains–Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par Laurent Gbagbo, a marqué un tournant politique majeur en se positionnant officiellement en faveur de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Une prise de position qui tranche nettement avec la diplomatie défendue par le président Alassane Ouattara.

Le Parti des peuples africains–Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par Laurent Gbagbo, a marqué un tournant politique majeur en se positionnant officiellement en faveur de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Une prise de position qui tranche nettement avec la diplomatie défendue par le président Alassane Ouattara.

Une décision actée lors du congrès du parti

Cette orientation a été adoptée par acclamation le 15 mai 2026, à l’occasion du premier congrès ordinaire du PPA-CI tenu au Palais de la Culture de Treichville, à Abidjan.

Devant environ 3 000 délégués, le parti a exprimé son soutien aux dirigeants et aux populations des pays membres de l’AES.

Un soutien assumé à l’Alliance des États du Sahel

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Selon la motion adoptée, le PPA-CI affirme apporter un « soutien sans faille » aux peuples de l’AES et encourage les autorités de ces pays à poursuivre leur trajectoire politique actuelle.

Cette position marque une reconnaissance politique claire de cette nouvelle alliance sahélienne dirigée par des régimes militaires, dans un contexte régional toujours tendu.

Une rupture avec la ligne diplomatique d’Abidjan

Ce positionnement du parti de Laurent Gbagbo s’inscrit en opposition avec la politique étrangère du gouvernement ivoirien.

Depuis les coups d’État successifs au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la Côte d’Ivoire s’est alignée sur la position de la CEDEAO, soutenant les sanctions économiques et diplomatiques contre ces pays et appelant au retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Un discours à tonalité souverainiste

La motion du PPA-CI s’inscrit dans une ligne idéologique marquée par le souverainisme et le panafricanisme.

Le texte adopté évoque la nécessité pour l’Afrique de renforcer sa souveraineté et critique une dépendance persistante vis-à-vis des puissances étrangères dans la gestion des crises sécuritaires.

Un débat géopolitique qui s’invite en Côte d’Ivoire

Cette prise de position pourrait accentuer les tensions politiques internes en Côte d’Ivoire, notamment sur les questions de politique étrangère et d’intégration régionale.

Alors que le gouvernement Ouattara défend la CEDEAO et ses institutions, le PPA-CI semble désormais adopter une posture plus proche des régimes de l’AES, traduisant une fracture politique et idéologique de plus en plus visible.

Une nouvelle lecture des alliances en Afrique de l’Ouest

Au-delà de la Côte d’Ivoire, cette décision illustre l’évolution des débats politiques en Afrique de l’Ouest, où les questions de souveraineté, d’indépendance diplomatique et de relations avec les puissances étrangères deviennent centrales dans les discours politiques.

Le congrès du PPA-CI confirme ainsi que les recompositions géopolitiques du Sahel influencent désormais profondément les positions des partis politiques dans la sous-région.

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