Faits divers
Le mari d’Osinachi la célèbre chanteuse nigériane de gospel condamné à mort
Peter Nwachukwu, époux de la célèbre chanteuse nigériane de gospel, reconnu coupable d’homicide involontaire ayant entraîné la mort de sa femme, a été condamné à la peine capitale. Le lundi 28 avril 2025, la Haute Cour du Territoire de la capitale fédérale (FCT) de Wuse Zone 2, à Abuja, a rendu un verdict historique dans l’affaire opposant le ministère public à Peter Nwachukwu. Cet homme, époux de la chanteuse de gospel Osinachi Nwachukwu, a été reconnu coupable d’homicide involontaire pour des faits remontant au 8 avril 2022, date du décès de son épouse.

La justice nigériane a tranché : Nwachukwu écope de la peine de mort par pendaison, une décision prononcée par le juge Nwosu-Iheme qui n’a pas manqué de rappeler la gravité des actes de l’accusé.
Trois années de tensions et de révélations accablantes
Depuis la mort tragique d’Osinachi, les révélations sur les violences conjugales qu’elle aurait subies ont secoué l’opinion publique. Derrière l’image pieuse d’un couple chrétien engagé, se cachaient des années de souffrances silencieuses.
Lire aussi : Les jeunes entreprises du Togo scellent un partenariat stratégique avec la CCI-Togo
L’enquête, entamée peu après le décès de la chanteuse, a permis de mettre au jour un schéma de maltraitance prolongée, dans lequel les violences physiques et psychologiques étaient monnaie courante. Le dossier a été suivi avec une attention particulière tant par les médias que par les militants des droits des femmes.

23 chefs d’accusation contre Peter Nwachukwu
Formellement inculpé le 3 juin 2022 par le Bureau du Procureur général de la Fédération (OAGF), Peter Nwachukwu a dû répondre de 23 chefs d’accusation. Parmi eux : homicide involontaire, intimidation criminelle, cruauté envers les enfants, et violences domestiques.
Le jugement rendu reflète la volonté de la justice nigériane de lutter contre l’impunité en matière de violences conjugales. Ce verdict, bien que sévère, est perçu comme une victoire pour de nombreuses femmes victimes de violences au sein du foyer.
Une voix éteinte, un message qui perdure
Osinachi Nwachukwu, dont la voix a touché des millions de fidèles à travers ses chants évangéliques, est aujourd’hui pleurée mais aussi célébrée. Sa disparition tragique a ouvert un débat national sur les violences faites aux femmes et sur le silence complice de certaines communautés religieuses.
Sa mort, bien que douloureuse, aura peut-être permis de libérer la parole et d’éveiller les consciences. La condamnation de son mari marque, pour beaucoup, une étape cruciale dans la quête de justice et de reconnaissance des droits des femmes au Nigeria.
##Osinachi ##
Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.
Rejoignez notre communauté télégramme pour ne rien manquer.

