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L’Afrique réclame un nouveau pacte économique avec les États-Unis

L’Afrique réclame un nouveau pacte économique avec les États-Unis

L’Afrique veut tourner la page de la dépendance économique. C’est le message fort envoyé depuis Luanda, capitale de l’Angola, où s’est tenu le sommet d’affaires États-Unis–Afrique. Réunissant sept chefs d’État africains et plus de 2 000 participants issus des sphères publiques et privées, l’événement a mis en lumière une ambition collective : refonder les relations économiques avec Washington sur des bases plus justes.

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Les barrières douanières pointées du doigt

Dès les premières interventions, le ton a été donné : les barrières douanières américaines freinent l’essor des exportations africaines. Les leaders présents ont appelé à leur levée pour permettre un essor significatif des échanges. L’objectif est triple : monter en gamme dans les chaînes de valeur, stimuler les industries locales et réduire la dépendance à l’aide internationale.

Lourenço et Adesina plaident pour une vision fondée sur les faits

Le président angolais João Lourenço a insisté sur la nécessité de grands investissements dans les infrastructures et l’industrialisation, bien plus efficaces selon lui qu’une aide financière pérenne. Une position soutenue par Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD), qui a exhorté les partenaires à « agir selon les données, pas selon les perceptions ». Un message qui vise entre autres à changer le regard sur des économies comme celle de la Côte d’Ivoire, encore perçue à tort comme risquée malgré ses performances au sein de l’UEMOA.

Le corridor de Lobito, un modèle de coopération régionale

Parmi les projets phares évoqués figure le corridor de Lobito, qui relie l’Angola, la Zambie et la RDC. Avec un financement de 1,5 milliard de dollars de la BAD, ce projet incarne une stratégie de développement fondée sur l’intégration régionale et la connectivité. Il inspire d’autres initiatives au sein de la CEDEAO, notamment les corridors Abidjan-Lagos et Abidjan-Ouagadougou.

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Recyclage d’actifs et obligations vertes : des outils pour demain

L’Afrique explore également de nouveaux leviers de financement. Le recyclage d’actifs, qui consiste à transférer des infrastructures publiques matures à des opérateurs privés pour dégager des ressources nouvelles, séduit de plus en plus. Soutenu par Africa50, ce mécanisme s’inscrit dans une volonté d’efficacité économique.

Autre piste prometteuse : les obligations vertes. Encore marginales sur le continent (moins de 1 % des émissions mondiales), elles pourraient accompagner la transition énergétique et urbaine de plusieurs pays, à l’image de la Côte d’Ivoire qui multiplie les projets durables.

Conclusion : vers un partenariat économique plus équilibré

En somme, le sommet de Luanda marque un tournant. L’Afrique ne demande plus de l’aide, mais des conditions équitables pour commercer, investir et se développer. Les regards se tournent désormais vers Washington, appelé à répondre à cette nouvelle vision, plus ambitieuse et résolument tournée vers la souveraineté économique du continent.

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