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Déportée des États-Unis, une Togolaise dénonce son renvoi forcé via le Ghana

L’histoire suscite l’émotion et relance les débats sur les expulsions de migrants ouest-africains depuis les États-Unis. Une jeune Togolaise de 28 ans affirme avoir été renvoyée au Togo malgré une protection judiciaire américaine qui devait empêcher son expulsion vers son pays d’origine. Selon une enquête du Washington Post, elle aurait été transférée au Ghana avant d’être conduite jusqu’à la frontière togolaise d’Aflao.

L’histoire suscite l’émotion et relance les débats sur les expulsions de migrants ouest-africains depuis les États-Unis. Une jeune Togolaise de 28 ans affirme avoir été renvoyée au Togo malgré une protection judiciaire américaine qui devait empêcher son expulsion vers son pays d’origine. Selon une enquête du Washington Post, elle aurait été transférée au Ghana avant d’être conduite jusqu’à la frontière togolaise d’Aflao.

Une fuite pour échapper aux mutilations génitales

La jeune femme explique avoir quitté le Togo pour fuir les mutilations génitales féminines (MGF), une pratique qu’elle craignait de subir après le décès présumé de sa cousine dans des circonstances similaires.

Dans sa demande d’asile, elle affirmait vivre dans la peur d’être à son tour victime de cette pratique.

Un juge américain de l’immigration lui avait accordé une protection contre une expulsion directe vers le Togo.

Un transfert controversé vers le Ghana

Malgré cette décision judiciaire, elle aurait été transférée d’un centre de détention en Arizona vers la Louisiane avant d’être embarquée dans un avion militaire américain à destination du Ghana.

Selon le Washington Post, au moins 34 migrants ouest-africains auraient été envoyés au Ghana depuis septembre 2025 dans le cadre d’un accord entre Washington et Accra.

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Des conditions dénoncées à Accra

À son arrivée au Ghana, la jeune Togolaise affirme avoir été détenue pendant près de deux semaines dans des conditions difficiles :

  • accès limité aux soins médicaux
  • manque de produits d’hygiène
  • difficultés d’accès à l’eau et à la literie

Elle raconte ensuite avoir été escortée avec d’autres migrants jusqu’à la frontière d’Aflao par des agents armés, avant d’être contrainte de rejoindre le Togo à pied.

« Ils m’ont volé mes rêves »

Aujourd’hui cachée au Togo, la jeune femme affirme vivre dans la peur.

Dans une interview accordée au Washington Post, elle déclare : « J’ai quitté mon pays pour sauver ma vie (…) mais ils m’ont volé mes rêves. »

Son témoignage suscite une vive émotion sur les réseaux sociaux et parmi plusieurs défenseurs des droits humains.

Un accord USA-Ghana sous polémique

Cette affaire intervient dans un contexte de coopération migratoire entre les États-Unis et le Ghana concernant certains ressortissants ouest-africains expulsés.

Le président ghanéen John Dramani Mahama a confirmé l’existence de cet accord, expliquant que le Ghana avait accepté d’accueillir des migrants originaires d’Afrique de l’Ouest expulsés des États-Unis.

Une affaire qui soulève des questions

Cette situation relance les interrogations sur :

  • la protection des demandeurs d’asile
  • les expulsions vers des pays tiers
  • le respect des décisions judiciaires migratoires
  • la sécurité des personnes vulnérables après leur retour

Pendant ce temps, la jeune Togolaise dit vivre dans la clandestinité, dans le pays qu’elle avait quitté pour tenter de se protéger.

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