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Burkina Faso : Le frère du roi des Mossis enlevé à Ouagadougou dans un contexte politique tendu

Burkina Faso : Le frère du roi des Mossis enlevé à Ouagadougou dans un contexte politique tendu

Abdul Aziz Congo, demi-frère du Mogho Naaba, le roi des Mossis, a été enlevé le mercredi 30 avril 2025 à Ouagadougou. Selon plusieurs témoins, des individus se présentant comme membres des forces de sécurité l’auraient interpellé alors qu’il faisait ses courses dans son quartier. Après l’avoir brièvement ramené à son domicile, ils l’auraient conduit vers une destination inconnue, sans fournir d’explication officielle.

Une voix critique de la transition politique

La disparition d’Abdul Aziz Congo survient plusieurs mois après qu’il ait accordé une interview remarquée à Faso.net en septembre 2024, dans laquelle il appelait les autorités coutumières et religieuses à faire respecter les engagements pris lors de la transition politique entre le colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba et l’actuel chef d’État, le capitaine Ibrahim Traoré.

Dans cet entretien, il évoquait la nécessité de garantir une transition pacifique, de préserver la cohésion nationale, et de respecter les engagements vis-à-vis de la CEDEAO. Des propos qui, dans un climat politique tendu, auraient pu être perçus comme une critique implicite du pouvoir en place.

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Une tension croissante au sommet de l’État

L’incident survient également peu après un épisode révélateur des tensions internes : selon des sources proches du palais royal, le Mogho Naaba aurait reçu une demande directe du capitaine Traoré afin de jouer un rôle de médiateur dans une armée en proie à des divisions croissantes. Une sollicitation que le roi des Mossis aurait poliment déclinée. Moins de 24 heures plus tard, son demi-frère était arrêté.

Une affaire à forte portée symbolique et politique

L’enlèvement d’un membre de la famille du Mogho Naaba — figure coutumière majeure et respectée au Burkina Faso — soulève de nombreuses interrogations. Il met en lumière les tensions persistantes entre pouvoir politique et autorité traditionnelle, dans un pays déjà fragilisé par des crises sécuritaires et institutionnelles.

Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par le gouvernement ou les forces de sécurité concernant le sort d’Abdul Aziz Congo. Des voix commencent à s’élever dans la société civile, appelant à sa libération immédiate et à une clarification des circonstances de son arrestation.

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