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Burkina Faso : Ibrahim Traoré frappe fort et met fin au projet Target Malaria
Le Burkina Faso vient de tourner une page importante dans sa lutte contre le paludisme. Le vendredi 22 août 2025, le gouvernement dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré a annoncé la fin de toutes les activités liées au projet Target Malaria, un programme de recherche basé sur l’utilisation de moustiques génétiquement modifiés.
Dans un communiqué officiel, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a indiqué que « toutes les enceintes contenant les moustiques génétiquement modifiés sont sous scellés depuis le 18 août » et que « tous les échantillons seront détruits suivant un protocole indiqué ».
Une réponse à une controverse grandissante
Depuis plusieurs années, la Coalition de veille sur les activités biotechnologiques au Burkina Faso (CVAB) dénonçait ce projet, jugé dangereux et contraire à l’éthique.
Les activistes, parmi lesquels Ali Tapsoba, pointaient du doigt le risque d’exterminer une espèce entière et les conséquences imprévisibles sur la santé et l’environnement.
« Cette technologie est très controversée et pose des problèmes éthiques. Nous pensons qu’il faut privilégier des alternatives sûres », a déclaré la coalition.
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Le poids des inquiétudes éthiques et scientifiques
Le cœur du débat portait sur la technique du forçage génétique, censée modifier les populations de moustiques pour limiter la transmission du paludisme. Importés de laboratoires étrangers, ces moustiques auraient pu avoir des effets irréversibles sur les écosystèmes locaux.
La CVAB n’a cessé de rappeler que les impacts d’une telle expérimentation sont encore inconnus, tant sur le plan environnemental que sanitaire.
La fin d’un projet ambitieux
Présent au Burkina Faso depuis 2012, Target Malaria se présentait comme une initiative internationale innovante visant à proposer des solutions génétiques durables et économiques contre le paludisme. Mais pour les autorités burkinabè, les risques dépassent aujourd’hui les promesses.
La voie de la prudence et de la souveraineté scientifique
En mettant fin à cette expérience, le Burkina Faso affirme sa volonté de protéger ses populations et ses écosystèmes face aux incertitudes de la science moderne.
Le choix du gouvernement s’inscrit dans une démarche de prudence, de souveraineté scientifique et de défense des générations futures, selon les termes du communiqué.
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