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Réforme au Tchad : 7 ans renouvelables sans limite, le pays entre dans une nouvelle phase

Réforme au Tchad : 7 ans renouvelables sans limite, le pays entre dans une nouvelle phase

Le Tchad a tourné une page importante de son histoire politique. Réunis en Congrès le 3 octobre 2025, députés et sénateurs tchadiens ont adopté une révision constitutionnelle qui porte la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans et supprime toute limitation du nombre de mandats. Cette réforme marque une évolution institutionnelle significative dans un pays en pleine transition politique.

Approuvée par référendum le 29 décembre 2023, la réforme devait initialement être entérinée le 13 octobre 2025, mais le scrutin parlementaire a été anticipé de dix jours, traduisant la volonté des autorités de clore rapidement ce chapitre institutionnel.

Une refondation présentée comme adaptée aux réalités nationales

Pour le gouvernement tchadien, cette réforme constitutionnelle répond à une double exigence : renforcer la stabilité politique et accorder au chef de l’État un temps suffisant pour conduire des réformes structurelles de long terme.
Les autorités affirment que le passage à un mandat de sept ans permettra d’assurer une meilleure continuité dans la mise en œuvre des politiques publiques et d’ancrer plus durablement les orientations de développement dans un contexte régional marqué par l’instabilité.

La révision modifie également l’équilibre institutionnel en consolidant les prérogatives présidentielles, une orientation que le pouvoir justifie par la nécessité d’une gouvernance plus cohérente dans une phase charnière.

Un tournant dans une transition politique prolongée

Cette réforme intervient dans le cadre de la transition politique ouverte en avril 2021, lorsque Mahamat Idriss Déby Itno a pris les rênes du pays à la suite du décès de son père, Idriss Déby Itno, qui dirigeait le Tchad depuis plus de trois décennies.
Depuis, le pouvoir de transition a engagé une série d’initiatives institutionnelles destinées à refonder l’État tchadien, avec en ligne de mire la stabilisation politique et la modernisation des institutions.

L’adoption de cette nouvelle Constitution s’inscrit dans la continuité de ce processus. Elle est perçue comme une étape charnière avant l’organisation de futures élections et la consolidation des structures étatiques.

Des réactions contrastées dans la société tchadienne

Sur le terrain, la réforme suscite des réactions nuancées. Si une partie de la population et des acteurs politiques salue un texte qui pourrait, selon eux, offrir une base solide à une gouvernance stable, d’autres expriment des réserves quant aux implications à long terme de la suppression de la limitation du nombre de mandats.
Ces divergences témoignent de la vitalité des débats politiques dans un pays qui cherche encore son équilibre institutionnel après plusieurs années de transition.

Une nouvelle ère institutionnelle

Avec cette réforme, le Tchad ouvre une nouvelle ère politique, marquée par un renforcement du pouvoir exécutif et une durée présidentielle prolongée. Les prochains mois seront déterminants pour observer la mise en application de ce texte et son impact sur l’évolution démocratique et institutionnelle du pays.*

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Source : 24heureinfo

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