Société
Action sociale au Togo : plus de 1,8 milliard de francs CFA pour plus de 200 000 bénéficiaires
Le gouvernement togolais poursuit ses efforts en matière de solidarité nationale. En 2025, les programmes d’action sociale ont mobilisé plus de 1,8 milliard de francs CFA au bénéfice des couches les plus vulnérables. Ces données ont été rendues publiques le mercredi 21 janvier à Kpalimé, à l’occasion de la revue annuelle des activités du ministère en charge des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance.
Des résultats globalement satisfaisants
D’après les statistiques présentées, le ministère affiche un taux de réalisation physique de 71,56 %, tandis que l’exécution financière atteint 82 %. Ces performances traduisent une mise en œuvre relativement soutenue des actions prévues, malgré les contraintes économiques et financières.
Sur l’ensemble de l’année, 204 718 personnes ont bénéficié des différentes interventions publiques, avec une forte représentativité féminine. Les femmes constituent en effet près de 60 % des bénéficiaires, ce qui reflète l’orientation inclusive des politiques sociales mises en œuvre.
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Protection sociale, genre et alphabétisation au cœur des actions
Les interventions ont couvert plusieurs domaines prioritaires, notamment la protection sociale, la protection de l’enfance, la promotion du genre ainsi que les programmes d’alphabétisation. Ces actions visent à renforcer la résilience des populations vulnérables et à favoriser leur autonomisation durable.
Le Grand Lomé en tête des zones d’intervention
L’analyse territoriale révèle une concentration des bénéficiaires dans le Grand Lomé, qui regroupe la capitale et ses environs, avec plus de 65 000 personnes touchées. Les régions des Plateaux, de la Kara, de la Centrale, des Savanes et de la Maritime suivent, selon les besoins identifiés sur le terrain.
Une revue annuelle pour ajuster les stratégies
Pour les autorités, ces résultats ont été obtenus dans un environnement budgétaire contraignant, marqué par une pression accrue sur les finances publiques. La ministre en charge du secteur, Moni Sankaredja-Sinandja, a indiqué que la revue annuelle constitue un cadre d’évaluation essentiel pour analyser les performances, corriger les insuffisances et renforcer l’impact des interventions.
Cap sur 2026 avec des actions mieux ciblées
Au-delà de l’évaluation de l’année écoulée, les travaux de Kpalimé serviront de socle à l’élaboration des plans d’action et des budgets pour l’exercice 2026. L’objectif affiché est d’affiner les stratégies afin de proposer des réponses plus adaptées aux réalités et aux besoins des populations vulnérables.
À travers cette démarche, le ministère entend consolider les acquis et améliorer l’efficacité des politiques sociales au service de l’inclusion et de la cohésion sociale.
