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Ghana

Trafic de carburant en mer : la marine ghanéenne frappe un réseau actif à la frontière togolaise

Trafic de carburant en mer : la marine ghanéenne frappe un réseau actif à la frontière togolaise

La Marine ghanéenne a conduit, jeudi, une opération d’envergure le long du littoral de la Région de la Volta, précisément dans la zone de Keta–Denu–Aflao, à proximité de la frontière avec le Togo. Cette intervention a permis de démanteler une partie d’un vaste réseau de contrebande maritime de carburant.

Au cours de l’opération, sept pirogues ont été interceptées et 378 barils vides ont été saisis. Les personnes impliquées ont toutefois réussi à prendre la fuite avant leur interpellation.

Des renseignements précis à l’origine de l’intervention

Selon les informations communiquées par les autorités militaires, l’opération fait suite à des renseignements jugés fiables sur des activités illégales persistantes dans cette zone frontalière maritime. Dès les premières heures de la journée, un navire de patrouille a été déployé le long de la côte, connue pour être un couloir stratégique de la contrebande transfrontalière.

À l’approche du bâtiment militaire, plusieurs embarcations ont tenté de s’échapper, attirant davantage l’attention des forces navales. Leur interception a mis en lumière l’ampleur logistique du réseau.

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Les « Dendes », pirogues clés du trafic illégal

Les embarcations saisies, localement appelées « Dendes », sont spécialement modifiées pour le soutage de carburant en mer. D’après le Commodore Solomon Asiedu-Larbi, commandant de zone, chaque pirogue est capable de transporter plusieurs centaines de barils, confirmant l’existence d’un trafic structuré et bien organisé.

Ces pirogues servent d’intermédiaires entre des navires-mères opérant au large et les zones côtières, où le carburant est ensuite introduit frauduleusement sur les marchés locaux.

Un mode opératoire bien rodé

Le commandant des opérations, James Dzigbordzi Agrah, a expliqué que le schéma est désormais connu des forces de sécurité : des navires stationnés en haute mer transfèrent le carburant vers de petites embarcations rapides, chargées de le convoyer discrètement vers les côtes.

Cette méthode permet aux trafiquants de contourner les contrôles officiels tout en exploitant la porosité des frontières maritimes.

Un appel à la vigilance des populations côtières

Face à la recrudescence de ces activités illicites, les Forces armées ghanéennes appellent à une mobilisation collective. Les autorités exhortent les communautés riveraines à signaler toute activité suspecte en mer ou sur le littoral.

Selon l’armée, la lutte contre la contrebande maritime est essentielle pour préserver la sécurité nationale, protéger l’environnement marin et défendre l’économie bleue du Ghana, régulièrement fragilisée par ces trafics clandestins.

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