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Togo – Bac II 2025 : cinq élèves sanctionnés, un candidat exclu un an, scandale ou justice ?

Togo – Bac II 2025 : cinq élèves sanctionnés, un candidat exclu un an, scandale ou justice ?

Le Bac II, symbole d’avenir et de mérite, s’est transformé en scène de scandale au Togo. Cinq élèves ont vu leurs rêves s’écrouler, pris en flagrant délit de fraude lors de la session 2025. Téléphones portables dissimulés, feuilles de cours interdites, antisèches rédigées à l’avance… rien n’a échappé aux surveillants. Pire encore, un candidat a agressé un enseignant avant de prendre la fuite, écopant d’une sanction sans précédent : une exclusion d’un an. Une décision jugée exemplaire par certains, mais trop brutale pour d’autres, qui dénoncent un système éducatif défaillant. Alors, le Togo lutte-t-il réellement contre la tricherie ou sacrifie-t-il des élèves pour sauver l’image du Bac ?

Téléphones, antisèches et documents interdits

Parmi les cas recensés, quatre candidats ont vu leur examen purement annulé.

  • Koudolo Blessing Daniel, élève du Lycée Gbenyedzi, a été pris avec un téléphone dissimulé pendant l’épreuve.
  • Kolani Yondoubé Bernadette, du Lycée Tokoin Solidarité, avait sur elle des feuilles de cours lors de l’épreuve de français.
  • Assiobo Yawo Romuald, du Lycée Vogan 2, a été surpris avec cinq feuilles pré-rédigées pour l’épreuve d’allemand.
  • Amegnignon A. Joseph, de l’Académie Chrétienne de Vogan, a lui aussi été interpellé avec un téléphone portable.

Ces comportements constituent des violations flagrantes des règles, entraînant automatiquement l’annulation de leur session.

Une agression qui aggrave le dossier

Le cas le plus grave reste celui de Damigou Kinansaa Wilfred, élève du Lycée de Zébévi. Après qu’un téléphone est tombé de ses vêtements, l’élève aurait agressé un surveillant avant de prendre la fuite. En plus de l’annulation de son Bac, il est suspendu pour une durée d’un an, ce qui l’empêche de se présenter à la session 2026 et l’oblige à attendre jusqu’à 2027 pour retenter sa chance.

Cette sanction exemplaire envoie un signal fort aux candidats : toute tentative de fraude est non seulement vouée à l’échec, mais peut aussi hypothéquer durablement le parcours scolaire.

Une stratégie dissuasive pour l’avenir

Le ministère de l’Enseignement supérieur a insisté sur le caractère dissuasif de ces mesures. Le directeur général de l’Office du baccalauréat a été chargé de veiller à leur stricte application. L’objectif est clair : protéger la crédibilité d’un examen national qui reste la porte d’entrée vers les études supérieures et les perspectives professionnelles.

En rappel, chaque année, des cas de fraude sont signalés au Togo lors des examens officiels. La multiplication des téléphones portables et des antisèches manuscrites complique la tâche des surveillants, qui doivent redoubler de vigilance. Les autorités rappellent que la fraude, loin d’être une simple tricherie, compromet l’équité entre candidats et mine la valeur du diplôme.

Entre discipline et sensibilisation

Si la répression demeure nécessaire, certains acteurs de l’éducation estiment qu’il faut également renforcer la sensibilisation auprès des élèves. Pour eux, il est urgent de rappeler que le Bac est une étape décisive qui doit être franchie par le mérite et le travail, et non par la ruse.

Les sanctions de cette année ouvrent à nouveau le débat : faut-il davantage investir dans l’éducation civique et l’éthique scolaire afin de prévenir ces comportements déviants ?

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