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Togo – Affaire Bolloré : Le PNF réclame un procès pour corruption électorale

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Togo - Affaire Bolloré : Le PNF réclame un procès pour corruption électorale

Suite aux révélations de l’Agence France-Presse (AFP) le vendredi 7 juin, le Parquet national financier (PNF) a franchi une étape cruciale dans l’affaire de corruption impliquant Vincent Bolloré. L’industriel français est accusé d’avoir financé illégalement des campagnes présidentielles au Togo et en Guinée.

Des accusations détaillées contre Vincent Bolloré

Le réquisitoire définitif du PNF, dont Mediapart a pris connaissance, détaille les accusations contre Vincent Bolloré, âgé de 72 ans. Il est reproché à l’homme d’affaires d’avoir « validé le montant des dépenses » et « sciemment donné des instructions » pour des financements électoraux illégaux en faveur de Faure Gnassingbé au Togo et d’Alpha Condé en Guinée. Les montants en question s’élèvent à 300 000 euros pour le Togo et 170 000 euros pour la Guinée, respectivement en 2010.

Violation de l’objet social et abus de confiance

Ces opérations auraient été réalisées par une filiale du groupe Bolloré, en violation de son objet social, ce qui constitue un délit d’abus de confiance. Les procureurs dénoncent également une tentative de dissimulation comptable de ces dépenses.

CSAF

Corruption et avantages fiscaux au Togo

Au Togo, Vincent Bolloré est également accusé de corruption, ayant obtenu des avantages fiscaux et le renouvellement de concessions portuaires en échange de ces financements électoraux. Le recrutement du demi-frère de Faure Gnassingbé par le groupe Bolloré est également mis en cause.

Déni de responsabilité et demande de non-lieu

Entendu en garde à vue en 2018, Vincent Bolloré a nié toute implication directe dans ces affaires, affirmant qu’il délègue beaucoup dans sa gestion d’entreprise. Ses avocats, Céline Astolfe et Olivier Baratelli, ont déclaré à l’AFP qu’une demande de non-lieu serait présentée au juge d’instruction, qualifiant le dossier de « juridiquement vide ».

Une affaire aux rebondissements notables

L’affaire remonte à plusieurs années et a connu des rebondissements notables. En 2021, le groupe Bolloré avait négocié une amende de 12 millions d’euros avec le PNF pour le volet togolais. Vincent Bolloré avait accepté de plaider coupable, mais cet accord avait été invalidé par le tribunal de Paris, soulevant des débats sur l’équité du processus judiciaire.

L’image de Vincent Bolloré en jeu

Vincent Bolloré, ce proche de Nicolas Sarkozy et influent dans le paysage médiatique français, pourrait voir son image ternie par ce procès. Jérôme Karsenti, avocat des associations anticorruption Sherpa et Anticor, parties civiles dans le dossier, a salué la demande de renvoi devant le tribunal, soulignant l’importance de la transparence et de la justice publique.

L’avenir entre les mains du juge d’instruction

Le juge d’instruction Serge Tournaire doit maintenant décider de suivre ou non les réquisitions du PNF. En attendant, l’affaire continue de susciter des débats sur la corruption et l’influence économique en Afrique.

##Le PNF##

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