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Sénégal : une réforme du Code électoral adoptée, le retour de Ousmane Sonko relancé
L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté la loi n°11/2026 modifiant certaines dispositions du Code électoral, notamment les articles L.29 et L.30. Cette réforme revoit en profondeur les règles d’inéligibilité et relance le débat politique dans le pays.

Des critères d’inéligibilité redéfinis au Sénégal
Le nouveau texte limite désormais l’inéligibilité à une liste précise d’infractions graves, parmi lesquelles la corruption, le détournement de fonds publics, l’enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux ou encore le financement du terrorisme. D’autres délits comme le faux et usage de faux sont également concernés.
Une durée d’exclusion désormais fixée
La réforme introduit une durée claire pour l’inéligibilité, fixée à cinq ans à compter de l’exécution de la peine. Elle précise aussi que seule une décision de justice définitive peut entraîner l’exclusion d’un candidat, écartant ainsi les procédures en cours.
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Fin de certaines exclusions automatiques
Le texte supprime l’article L.30, qui imposait une radiation automatique des listes électorales en cas de condamnation à une amende importante. Une mesure jugée jusque-là excessive par plusieurs observateurs.
Le cas Ousmane Sonko au centre des discussions
Cette réforme est largement interprétée à travers la situation de l’opposant Ousmane Sonko, dont la candidature à la présidentielle de 2024 avait été rejetée sous l’ancien dispositif. Certains analystes estiment que les nouvelles dispositions pourraient lui permettre de revenir sur la scène politique, sans pour autant garantir automatiquement son éligibilité.
Une loi encore en attente de validation
Le texte doit encore être promulgué par le président de la République et pourrait être examiné par le Conseil constitutionnel. Son application dépendra également des interprétations juridiques à venir.
Des réactions partagées
Sur le plan politique, les avis divergent. Tandis que certains saluent une avancée vers plus d’équité et de respect des droits politiques, d’autres dénoncent une réforme qu’ils jugent orientée.
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