Politique
Crise au Sahel : Le Mali et le Niger dénoncent des « sponsors du terrorisme » et scellent leur départ de la CEDEAO
Lors d’un sommet sur la sécurité au Sénégal, les chefs de la diplomatie du Mali et du Niger ont tenu des propos d’une rare virulence. Selon un rapport de Mena Today, ils accusent certains voisins et puissances étrangères de soutenir activement l’instabilité dans la région, confirmant ainsi la rupture profonde au sein de l’Afrique de l’Ouest.

Des accusations de soutien au terrorisme
Les ministres ont pointé du doigt des complicités internes et externes à la région :
- Côté Malien : Abdoulaye Diop a affirmé que des États limitrophes servent de base arrière à des groupes terroristes. Il a également évoqué l’implication de forces extérieures, mentionnant la présence présumée de mercenaires ukrainiens, une accusation que l’Ukraine rejette catégoriquement.
- Côté Nigérien : Bakary Yaou Sangare a directement visé la France, l’accusant de financer et d’entretenir les réseaux terroristes au Niger sous couvert de coopération militaire.
Fin de non-recevoir à la CEDEAO
Malgré les appels au dialogue du président de la CEDEAO, Julius Maada Bio, la réponse des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) est restée inflexible :
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- Un retrait irréversible : Abdoulaye Diop a martelé que le départ du Mali, du Niger et du Burkina Faso est « définitif ».
- Une nuance économique : Le ministre malien a toutefois laissé une porte ouverte à une collaboration technique avec la CEDEAO, uniquement sur les questions de libre circulation des biens et des personnes afin de préserver les intérêts du marché commun.
Le Sahel face à ses fractures
Cette montée de boucliers souligne la complexité de la lutte antijihadiste dans une zone où les juntes militaires au pouvoir privilégient désormais de nouvelles alliances.
Dans ce paysage de plus en plus fragmenté, le Togo se positionne comme un acteur clé. Avec le lancement récent de sa « Stratégie pour le Sahel 2026-2028 », Lomé renforce son statut de médiateur privilégié, cherchant à maintenir un lien diplomatique entre les membres de l’AES et le reste de la communauté internationale.
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