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Massacre du 28 septembre en Guinée : Témoignage poignant de l’ex-directeur de la Police

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Massacre du 28 septembre en Guinée : Témoignage poignant de l’ex-directeur de la Police

Au cœur du procès historique du massacre du stade de Conakry, en septembre 2009, une atmosphère chargée d’émotion a pris place lors du témoignage poignard de Valentin Haba, ancien directeur général de la Police nationale. Le tribunal a convoqué hier un quatrième témoin, marquant ainsi une nouvelle étape dans ce procès crucial pour la justice et la mémoire des victimes.

Valentin Haba, vêtu d’un costume beige à manches courtes, a pris la parole avec une émotion palpable, illustrant la brutalité des événements qui ont marqué cette journée tragique. « J’ai trouvé un corps, il avait un point rond sur la poitrine et le sang sortait de là. Ce jour, mes larmes ont coulé. La plupart des victimes qu’on a trouvées, c’étaient des jeunes de moins de trente ans ! Quand tu les trouvais, tu te disais que c’étaient des gens qui étaient en train de dormir. Ça, ce n’était pas facile à supporter », a-t-il déclaré, les gestes de ses mains traduisant la dureté des souvenirs.

Arrivé au stade après 14 heures, Valentin Haba a été accueilli par un silence macabre, ne rencontrant que des corps sans vie. « À l’entrée du sas, en partant du grand portail, tout le sol était couvert de paires de chaussures perdues », a-t-il ajouté, décrivant une scène bouleversante, témoin du chaos et de la tragédie qui s’étaient abattus ce jour-là.

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Le décompte macabre s’élevait à cinquante-quatre corps, chargés dans deux camions militaires et transportés au camp Samory, un camp militaire de Kaloum. Valentin Haba a ensuite mentionné que les opérations ultérieures étaient sous la responsabilité du ministre de la Santé de l’époque, Abdoulaye Chérif Diaby, actuellement sur le banc des accusés.

« Les corps ont été pris et sortis du camp sous l’autorité du ministre de la Santé. La suite, je ne peux pas vous dire », a-t-il conclu, mettant en lumière le rôle crucial du ministre dans le déroulement des événements post-massacre.

Le procès, marqué par ce témoignage poignant, reprendra ce mercredi matin avec la poursuite de l’interrogatoire de Valentin Haba. L’attente demeure palpable alors que la quête de vérité et de justice se poursuit pour éclaircir les zones d’ombre de cet événement tragique qui a coûté la vie à plus de 150 personnes, principalement des jeunes.

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