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Iran : Une menace à peine voilée envers Donald Trump ravive les tensions avec les États-Unis
L’Iran a récemment formulé une menace implicite envers Donald Trump, en réaction à des déclarations de ce dernier sur le guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei. L’ex-président américain aurait qualifié ce dernier de « cible facile », une formule qui a fortement irrité les cercles religieux iraniens.

En guise de réponse, l’ayatollah Nasser Makarem Shirazi, figure religieuse influente basée à Qom, a lancé un avertissement lourd de sens sans toutefois nommer directement Trump. Il a souligné que menacer un chef d’État islamique constitue une offense grave dans la tradition musulmane, passible de la peine de mort.
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Le concept de Mohareb invoqué
L’ayatollah Shirazi a expliqué que quiconque s’en prend à un gouvernement islamique ou à ses dirigeants est considéré comme un Mohareb, un « ennemi de Dieu » selon la loi islamique. Cette qualification est associée aux crimes les plus sévères dans le droit pénal iranien et peut justifier une condamnation à mort.
Ce type de rhétorique, bien que formulé dans un cadre religieux, possède une portée politique claire. Elle renforce le message de fermeté des autorités iraniennes face à ce qu’elles perçoivent comme des provocations extérieures.

Les tensions américano-iraniennes relancées
Ces déclarations s’inscrivent dans un climat déjà tendu entre Washington et Téhéran. Bien que Shirazi ait évité de nommer explicitement Donald Trump, le contexte ne laisse guère de doute sur la cible de ses propos. Il a par ailleurs glorifié ceux qui agissent contre les ennemis de Dieu, les qualifiant de « guerriers saints » bénéficiant du soutien divin.
Cette escalade verbale souligne la sensibilité extrême du régime iranien aux critiques venant d’anciens responsables américains, en particulier de Trump, dont le mandat avait été marqué par le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et l’assassinat du général Qassem Soleimani en 2020.
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