Religions
Iran : cinq chrétiens condamnés à plus de 50 ans de prison
C’est une affaire qui inquiète la communauté internationale. Des chrétiens iraniens ont été condamnés à de lourdes peines de prison par la justice iranienne. Ils sont cinq à être condamnés officiellement pour des motifs liés à la « sécurité nationale », mais en réalité pour des activités religieuses pacifiques. Les verdicts, rendus par un tribunal révolutionnaire de Téhéran en octobre 2025, n’ont été rendus publics qu’en décembre. Cela suscite une vive inquiétude sur la situation des libertés fondamentales, en particulier la liberté religieuse en Iran.
Des peines cumulées de plus de 50 ans de prison
Selon plusieurs organisations de défense des droits humains et de la liberté religieuse, les cinq chrétiens condamnés écopent de peines totalisant plus de 50 ans de réclusion. Les chefs d’accusation retenus incluent notamment la « propagande contre le régime », la « participation à des groupes illégaux » et l’« atteinte à la sécurité nationale ».
Ces accusations sont liées à des pratiques religieuses telles que la participation à des réunions de prière, l’organisation de cultes à domicile, la célébration de fêtes chrétiennes et le partage de leur foi. Des activités considérées comme pacifiques, mais régulièrement criminalisées en Iran surtout lorsqu’elles concernent des convertis de l’islam.
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Une répression persistante des minorités religieuses en Iran
Bien que la Constitution iranienne reconnaisse officiellement certaines minorités religieuses, la situation reste très différente pour les convertis issus de la majorité musulmane. Ces derniers sont fréquemment visés par des arrestations arbitraires, des détentions prolongées et des procès à huis clos.
Les ONG dénoncent depuis plusieurs années une pression constante exercée sur les Églises dites « de maison », accusées par les autorités de représenter une menace idéologique pour le régime islamique.
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Vives réactions internationales
La révélation tardive de ces condamnations a provoqué des réactions de condamnation à l’international. Plusieurs organisations non gouvernementales et acteurs diplomatiques dénoncent une violation grave de la liberté de religion et de conviction, appelant à la libération immédiate des cinq chrétiens emprisonnés.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de critiques récurrentes sur le respect des droits humains en Iran, régulièrement pointé du doigt par les instances internationales.
Sources :
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