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Infertilité masculine : cinq signaux d’alerte que les hommes ne doivent pas ignorer
Dans de nombreuses sociétés, l’infertilité est encore perçue comme un problème féminin. Pourtant, les spécialistes rappellent que les hommes sont responsables d’environ la moitié des cas d’infertilité dans les couples. L’infertilité est définie comme l’incapacité pour un couple en âge de procréer à concevoir spontanément après 12 mois de rapports sexuels réguliers, suffisants et non protégés, soit environ trois rapports par semaine.
Les signaux d’alerte à ne pas ignorer
Selon le Dr Oluwadunsin Oluwaseyitan Adesopo, médecin et défenseur de la santé sexuelle, plusieurs signes peuvent indiquer un problème de fertilité masculine. Ces symptômes, souvent banalisés, méritent pourtant une attention médicale rapide :
- Baisse de la libido : une diminution notable du désir sexuel peut révéler un déséquilibre hormonal.
- Difficultés d’érection : des troubles persistants d’érection peuvent compromettre les chances de conception.
- Problèmes d’éjaculation : qu’elle soit précoce, retardée ou absente, l’éjaculation perturbée peut traduire un trouble sous-jacent.
- Douleur ou gonflement testiculaire : ces signes peuvent indiquer une infection, une blessure ou un problème testiculaire.
- Changements physiques : une baisse de la pilosité ou une augmentation du volume des seins (gynécomastie) peuvent témoigner d’un dérèglement hormonal.
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Infertilité primaire ou secondaire : une distinction essentielle
Le Dr Adesopo distingue l’infertilité primaire, lorsque l’homme n’a jamais engendré d’enfant, et l’infertilité secondaire, lorsqu’il en a déjà eu mais ne parvient plus à concevoir. Dans les deux cas, les causes peuvent être multiples et se regroupent en plusieurs catégories médicales.
Les principales causes de l’infertilité masculine
1. Les troubles hormonaux
Certains hommes souffrent d’un déséquilibre hormonal affectant la production de spermatozoïdes. Parmi les causes :
- le syndrome de Kallmann, qui retarde ou bloque la puberté ;
- un excès de prolactine, qui diminue la testostérone ;
- des troubles thyroïdiens, perturbant l’équilibre hormonal nécessaire à la reproduction.
2. Les anomalies anatomiques
Des canaux déférents obstrués ou absents peuvent empêcher la libération des spermatozoïdes. Ces malformations sont parfois présentes dès la naissance.
3. Les atteintes à la production de spermatozoïdes
Les infections, blessures ou affections médicales peuvent endommager les testicules :
- l’orchite ourlienne, complication des oreillons après la puberté, provoque une inflammation testiculaire ;
- la cryptorchidie, ou testicules non descendus, compromet la fertilité future ;
- l’exposition à des produits chimiques, radiations ou certains médicaments altère la qualité du sperme.
4. Les troubles sexuels ou fonctionnels
Une éjaculation rétrograde, une baisse de libido ou un dysfonctionnement érectile peuvent interférer avec la capacité à concevoir.
5. Le mode de vie et l’environnement
Les habitudes quotidiennes influencent aussi la fertilité masculine :
- les longues périodes assises ou la chaleur excessive autour des testicules nuisent à la production de sperme ;
- le port de vêtements trop serrés, le tabagisme, la consommation d’alcool ou de drogues, ainsi que certains médicaments peuvent affecter la qualité du sperme et la libido.
Prévenir plutôt que guérir
Les experts recommandent aux hommes de consulter un professionnel de santé dès les premiers signes de dysfonctionnement sexuel ou de changement hormonal. Un mode de vie sain, une alimentation équilibrée, la réduction du stress et la pratique régulière d’une activité physique peuvent également contribuer à préserver la fertilité masculine.
Source : oriinfo
