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Côte d’Ivoire : arrestation de Damana Pickass, l’opposition dénonce la répression
Le vice-président du PPA-CI, Damana Adia Pickass, a été arrêté ce mardi 4 novembre 2025 à Bingerville, en périphérie d’Abidjan. L’annonce a été faite dans un communiqué du procureur de la République, Koné Braman Oumar, publié dans la nuit.
Cette interpellation intervient dans le cadre d’une enquête pour « appels à l’insurrection » et « tentative de renversement des institutions ».
Elle fait suite à la marche interdite du 11 octobre dernier, organisée pour contester le scrutin présidentiel du 25 octobre.
Le PPA-CI et ses alliés jugent ce scrutin « biaisé », tandis que le gouvernement défend sa légitimité.
Plus de 700 arrestations depuis la marche
Tout d’abord, Depuis les événements du 11 octobre, les autorités ont procédé à plus de 700 arrestations.
Parmi elles, environ une centaine de personnes ont déjà été jugées et condamnées.
Le procureur, également directeur de la Section antiterroriste, a insisté sur la volonté des autorités de répondre fermement à toute action perturbant l’ordre public.
Cette posture traduit une politique de tolérance zéro face aux mobilisations non autorisées, selon les autorités.
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Une nouvelle étape dans le bras-de-fer politique
En effet, L’arrestation de Damana Pickass marque une escalade notable dans les tensions entre le pouvoir et le PPA-CI.
Le parti, fondé par Laurent Gbagbo après son retour en Côte d’Ivoire, voit plusieurs de ses cadres convoqués ou placés en détention ces dernières semaines.
Par conséquent, Cette situation reflète un climat politique tendu, où le gouvernement met l’accent sur la stabilité nationale et l’opposition dénonce la répression politique.
Les analystes évoquent un bras-de-fer prolongé entre les deux camps, qui pourrait influencer les prochains développements électoraux et sociaux.
Réactions contrastées
Du côté de l’opposition, l’arrestation est perçue comme une manœuvre pour affaiblir le PPA-CI.
Des cadres du parti dénoncent des atteintes aux droits fondamentaux et aux libertés politiques.
Le gouvernement, quant à lui, justifie cette décision par la nécessité de préserver l’ordre public et la sécurité des citoyens.
Selon les autorités, toute action visant à déstabiliser les institutions sera traitée avec fermeté, quel que soit son auteur.

Un contexte politique fragile
La Côte d’Ivoire traverse une période sensible après le scrutin du 25 octobre.
Le pays reste sur le fil du rasoir, entre appels à la mobilisation et mesures sécuritaires renforcées.
Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer si la situation peut se normaliser ou s’aggraver.
L’arrestation de Damana Pickass constitue donc un signal fort envoyé à l’opposition.
Elle illustre à la fois la volonté du gouvernement de contrôler les contestations et la détermination du PPA-CI à poursuivre sa mobilisation.
