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Hausse du ciment : le gouverneur tape du poing dans les Savanes

Hausse du ciment : le gouverneur tape du poing dans les Savanes

Dans la région des Savanes, la fin d’année rime encore avec hausse du prix du ciment. Comme chaque période similaire, les consommateurs assistent à une envolée soudaine et parfois abusive des tarifs. Cette tendance répétitive agace, car elle complique les chantiers et fragilise les ménages. Ainsi, pour mettre fin aux dérives, le gouverneur Affoh Atcha-Dedji a convoqué une réunion d’urgence le 26 novembre à Dapaong. L’objectif était clair : rappeler à tous que les prix homologués ne sont pas négociables.

Des plaintes croissantes sur le terrain

Sur le terrain, les protestations se multiplient. Les professionnels du bâtiment, tout comme les particuliers, dénoncent un approvisionnement instable et des marges jugées excessives. Par ailleurs, plusieurs chantiers publics et privés avancent difficilement. Pour comprendre l’origine de cette spirale, les autorités ont disséqué les pratiques de la filière. Le constat est sévère : certains opérateurs ne respectent plus les règles fixées.

Rappel strict des prix officiels

Le Directeur régional du commerce, Djobo Bassirou, a rappelé la norme en vigueur. Le prix légal est fixé à 81 000 F CFA la tonne. Pourtant, dans les Savanes, certains revendeurs dépassent ce plafond sans hésitation. De ce fait, une spéculation s’installe, pénalisant les ménages et ralentissant les projets de construction. Ces hausses injustifiées fragilisent, en outre, les ambitions de développement local portées par l’État.

Des justifications variées, mais une réalité complexe

Face aux autorités, les distributeurs ont tenté d’expliquer la situation. Ils évoquent des coûts de transport élevés, des livraisons irrégulières, mais aussi la corruption et des dysfonctionnements internes. Cependant, certains sont allés plus loin, dénonçant un véritable « système mafieux » qui toucherait l’ensemble de la chaîne, de l’usine à la vente finale. Selon eux, la production de l’usine de Kara ne suffirait plus à satisfaire la demande croissante de Dapaong.

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Une filière en tension structurelle

La filière cimentière des Savanes semble donc prise dans un cercle vicieux. Les producteurs assurent avoir renforcé l’approvisionnement. Toutefois, les hausses persistent dans la distribution. Entre spéculation, pénurie partielle et marges non contrôlées, les déséquilibres s’accumulent. Les autorités veulent désormais y mettre fin, car cette situation impacte directement la vie économique régionale.

Un avertissement ferme du gouverneur

Le gouverneur Affoh Atcha-Dedji a été très clair lors de la réunion. Il a rappelé que le respect du prix officiel est obligatoire. En conséquence, les opérateurs qui ne se conforment pas aux règles s’exposent à des sanctions. Son message résonne comme un avertissement : la région ne tolérera plus les abus répétés. La population, quant à elle, espère que cette fermeté permettra enfin d’assainir une filière devenue incontrôlable.

Vers un contrôle renforcé

Désormais, les autorités promettent un suivi rigoureux et des contrôles réguliers. L’objectif est double : protéger les consommateurs et garantir une stabilité durable des prix. Finalement, cette intervention marque une volonté politique forte de reprendre le contrôle d’un secteur essentiel à la croissance locale. Si les mesures annoncées sont appliquées, la région pourrait enfin sortir de ce cycle répétitif de flambée des prix.

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