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Coup d’État en Guinée-Bissau : le président arrêté par l’armée

Coup d’État en Guinée-Bissau : le président arrêté par l’armée

La Guinée-Bissau bascule dans l’incertitude. Ainsi, l’armée a renversé le président Umaro Sissoco Embaló. Les élections en cours sont suspendues. Par ailleurs, des arrestations ont eu lieu au sommet de l’État. La capitale Bissau est plongée dans le chaos. En effet, des tirs ont retenti près du palais présidentiel. Finalement, un message télévisé annonce que le pays est désormais dirigé par un commandement militaire transitoire. Cependant, aucune date de retour à l’ordre constitutionnel n’est fixée. De ce fait, la population reste dans l’expectative. Toutefois, les frontières et le couvre-feu renforcent le contrôle de la junte. Ainsi, la Guinée-Bissau connaît un nouveau chapitre d’instabilité.

Le commandement militaire annonce sa prise de contrôle

C’est le brigadier général Denis N’Canha, chef du bureau militaire de la présidence, qui s’est exprimé devant l’état-major. Selon lui, un « commandement militaire transitoire » dirige désormais le pays pour « restaurer l’ordre constitutionnel ». Cependant, cette déclaration est paradoxale : la Constitution est suspendue de facto. Le scrutin présidentiel, dont les résultats devaient être proclamés, est gelé « jusqu’à nouvel ordre ». En conséquence, la vie politique est complètement paralysée.

Arrestations au sommet de l’État

Le président Umaro Sissoco Embaló confirme avoir été arrêté dans son bureau. Toutefois, il assure n’avoir subi aucune violence. Le chef d’état-major général, son adjoint et le ministre de l’Intérieur figurent également parmi les responsables interpellés. Cette action montre une rupture nette au sommet de l’appareil sécuritaire. De ce fait, le contrôle du pays repose désormais entièrement sur les militaires.

Frontières fermées et couvre-feu instauré en Guinée-Bissau

Les forces armées ont immédiatement fermé toutes les frontières terrestres, aériennes et maritimes. Un couvre-feu est imposé de 21 heures à 6 heures. Ainsi, toute activité politique est suspendue. Les citoyens sont invités à rester chez eux et à éviter toute manifestation. Par ailleurs, la mesure vise à sécuriser la capitale et à prévenir toute escalade.

Une justification controversée

Pour expliquer leur action, les militaires évoquent un « plan de déstabilisation nationale » impliquant des acteurs politiques liés à des réseaux criminels. Cependant, aucune preuve tangible n’a été rendue publique. Cette justification reflète la complexité de la situation, dans un pays déjà fragile et marqué par l’instabilité politique. De plus, le climat électoral était tendu, chacun revendiquant la victoire.

Une crise politique récurrente en Guinée-Bissau

Le coup d’État survient après une élection présidentielle contestée. Les opposants historiques comme Domingos Simões Pereira n’ont pas pu se présenter. Son parti a soutenu un candidat outsider, Fernando Dias de Costa, accentuant la polarisation. En effet, ces deux figures ont été arrêtées et conduites à la base aérienne. Un diplomate ouest-africain affirme : « Le pays était assis sur une poudrière politique. » Ainsi, l’armée n’a fait qu’embrayer sur une crise déjà profonde.

Un passé de coups d’État en Guinée-Bissau et d’instabilité

Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau a connu de multiples tentatives de coups d’État et assassinats politiques. De plus, le pays est un point névralgique du trafic de cocaïne entre l’Amérique latine et l’Europe. Cette économie parallèle a affaibli l’État et brouillé les frontières entre pouvoir politique, hiérarchie militaire et criminalité organisée. Enfin, la région de l’Afrique de l’Ouest connaît également des crises similaires, au Mali, Burkina Faso et Niger.

Une incertitude persistante pour la population

Pour l’instant, aucun calendrier de transition n’a été communiqué. La population, habituée aux promesses non tenues, reste dans l’expectative. Ainsi, le pouvoir a encore changé de mains sans passer par les urnes. Finalement, l’avenir du pays dépend désormais des décisions de généraux installés au sommet de l’État, dans un climat d’incertitude totale.

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