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Grâce présidentielle au Togo : Affectio, Grâce Koumayi et Amavi, Abdoul Aziz Goma et Kpatcha parmi les bénéficiaires
En cette fin d’année 2025, les autorités togolaises ont posé un acte à forte portée symbolique. Le mercredi 31 décembre, 1 511 détenus ont été remis en liberté à la suite d’une grâce présidentielle accordée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. La décision, annoncée à l’issue du Conseil des ministres, s’inscrit dans une démarche d’apaisement social et de désengorgement des établissements pénitentiaires.
Affectio, Grâce Koumayi et Amavi Katanga : des libérations très attendues
Parmi les bénéficiaires figurent plusieurs prisonniers dont les dossiers avaient marqué l’actualité nationale. Sokpor Sitsopé Honoré, plus connu sous le nom d’Affectio, était détenu depuis janvier 2025 pour des faits liés à des publications sur les réseaux sociaux. Son arrestation avait suscité de nombreuses réactions, notamment sur les questions de liberté d’expression.
Grâce Koumayi, sage-femme d’État interpellée en octobre 2025, faisait également partie de ces détenus dont la situation avait ému l’opinion publique. Quant à Amavi Katanga, arrêtée en novembre 2025, son dossier s’était rapidement imposé dans les débats publics et sur les plateformes numériques.
Leur libération marque un tournant après plusieurs semaines de mobilisation et d’appels à la clémence émanant de proches et d’acteurs de la société civile.
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Abdoul Aziz Goma et Kpatcha Gnassingbé parmi les bénéficiaires
La mesure présidentielle a également concerné des détenus incarcérés de longue date. Abdoul Aziz Goma, citoyen togolais-irlandais, détenu depuis 2018, figure parmi les personnes libérées.
Autre nom notable : Kpatcha Gnassingbé, ancien ministre de la Défense, incarcéré depuis plus de seize ans. Sa libération constitue l’un des faits les plus marquants de cette vague de grâces, compte tenu de la durée de sa détention et du caractère sensible de son dossier.
Une grâce aux profils variés mais strictement encadrée
Au-delà de ces cas emblématiques, la grâce présidentielle a bénéficié à des détenus en fin de peine, à des personnes condamnées pour des infractions mineures, ainsi qu’à des prisonniers souffrant de problèmes de santé.
Les autorités ont toutefois précisé que cette mesure ne saurait être assimilée à une amnistie générale. Les crimes les plus graves restent exclus, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Un signal politique à la veille du Nouvel An
Traditionnellement accordée en fin d’année, la grâce présidentielle vise, selon le gouvernement, à renforcer la cohésion nationale et à offrir une nouvelle chance aux bénéficiaires. Pour plusieurs observateurs, cette décision pourrait contribuer à détendre le climat sociopolitique, même si des attentes persistent quant à des réformes structurelles du système judiciaire et pénitentiaire.
