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Fraude dans la fonction publique : 4 autres fonctionnaires sanctionnés
La traque contre les faux diplômes au sein de la fonction publique se poursuit. Après la révocation de plus d’une vingtaine d’agents publics il y a quelques jours, le gouvernement Burkinabè a encore durci le ton. Lors du Conseil des ministres du jeudi 11 septembre 2025, présidé par le capitaine Ibrahim Traoré, quatre nouveaux fonctionnaires ont été définitivement radiés.
Les ministères concernés
Les sanctions touchent plusieurs départements ministériels. Les fonctionnaires révoqués exerçaient respectivement au ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité, au ministère de l’Économie et des finances, au ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale, ainsi qu’au ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions.
Des faux diplômes démasqués
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, ces mesures font suite au contrôle de l’authenticité des diplômes et titres ayant servi au recrutement ou à la promotion. Ces vérifications, menées par la Commission de régulation des dysfonctionnements (CRD) en collaboration avec le ministère de la Fonction publique, ont révélé des cas avérés de documents falsifiés.
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Des sanctions supplémentaires
Outre leur révocation, les quatre ex-agents se sont également vu retirer les décorations qui leur avaient été attribuées pour services rendus. Une manière pour les autorités de marquer leur détermination à assainir l’administration publique.
La liste des agents révoqués
- Ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité : Djibril Damien Kissou, chauffeur.
- Ministère de l’Économie et des finances : Hamadou Tidiane Nana, contrôleur des douanes.
- Ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale : Sidiky Diao, chauffeur.
- Ministère de la Justice et des Droits humains : Mariame Cissé, agent de bureau.
Un signal fort du gouvernement
Ces nouvelles révocations, qui interviennent dans la foulée de la radiation de 21 agents publics pour les mêmes motifs, illustrent la volonté du gouvernement burkinabè de restaurer la crédibilité et l’intégrité de la fonction publique. Le message est clair : la fraude et l’usage de faux diplômes ne seront plus tolérés.
