Politique
Fiscalité mondiale : un Togolais au cœur des négociations à Nairobi
Les discussions sur la réforme de la coopération fiscale internationale se poursuivent depuis le 10 novembre au siège de l’ONU à Nairobi. Cette 3ᵉ session, considérée comme l’une des plus importantes de ces dernières années, réunit gouvernements, experts et organisations internationales engagés dans la recherche d’un cadre fiscal plus juste au profit des pays en développement.
Parmi les participants, le Togolais Dr Gilbert Tsolenyanu, secrétaire général du SYNPHOT, représente l’International des Services Publics (PSI). Il porte les revendications des travailleurs de la santé et défend une fiscalité capable de renforcer durablement les services publics.
Un plaidoyer pour le financement équitable de la santé
Dans les débats, Dr Tsolenyanu insiste sur un enjeu central : sans justice fiscale mondiale, les États africains ne pourront pas financer des systèmes de santé performants ni offrir des conditions de travail décentes aux professionnels du secteur.
Sa présence vise donc à rappeler que la fiscalité internationale n’est pas qu’une affaire de chiffres, mais un levier essentiel pour la dignité des populations et la qualité des services publics.
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Une semaine plus tôt, un autre front : Accra
Avant Nairobi, le médecin-chirurgien était déjà engagé sur un autre terrain. À Accra, il a participé à une conférence internationale autour du thème “Services publics de qualité pour la dignité”, un espace d’échanges réunissant syndicats, acteurs de la société civile et partenaires internationaux.
Les participants y ont abordé la digitalisation des services publics, la protection des droits sociaux, et surtout la nécessité d’un financement massif et équitable pour les services essentiels.
Pour Dr Tsolenyanu, ces deux rencontres s’inscrivent dans la même logique : « Sans fiscalité juste, pas de services publics solides ; sans services publics solides, pas de dignité humaine ».
Lier fiscalité, gouvernance et motivation des travailleurs
Le représentant du Togo souligne également que la réforme fiscale mondiale doit s’accompagner d’une meilleure organisation interne des services publics : digitalisation, suivi des performances, contrôles rigoureux et amélioration de la productivité.
Il rappelle que les travailleurs du secteur, eux-mêmes contribuables, doivent bénéficier de meilleures rémunérations pour offrir des services de qualité.
Un Togo présent dans les débats globaux
La participation de Dr Tsolenyanu met en lumière l’implication croissante du Togo dans les discussions internationales sur la justice fiscale. Tout au long des sessions, il partage aux côtés de diplomates et d’experts sa vision d’une réforme capable de réduire les inégalités et de permettre aux pays en développement de mieux financer la santé et la protection sociale.
L’enjeu est de taille : faire en sorte que les futures règles fiscales internationales servent réellement les populations et renforcent les capacités des États africains.
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Source : Togobreakingnews.com
