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Burkina Faso

Burkina Faso : Carnage à Djibo lors d’une attaque jihadiste de grande ampleur

Burkina Faso : carnage à Djibo lors d'une attaque jihadiste de grande ampleur

Le dimanche 11 mai 2025, la ville de Djibo, située dans le nord du Burkina Faso, a été le théâtre d’une attaque jihadiste d’une rare intensité. Selon des sources sécuritaires et locales rapportées par l’AFP, « plusieurs dizaines » de personnes, militaires et civils confondus, ont trouvé la mort lors de cette offensive massive menée par des groupes armés jihadistes.

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Des cibles multiples attaquées simultanément

Les assaillants, estimés à plusieurs centaines, ont lancé leur offensive de manière coordonnée. Armés et motorisés, ils ont pris pour cibles le détachement militaire, les postes de police, de gendarmerie, ainsi que certains quartiers de la ville. Une source sécuritaire a précisé que « des groupes ont fait des incursions dans certains quartiers de la ville, faisant des victimes parmi les populations civiles ».

Des exécutions ciblées dans les quartiers

Les récits des habitants, recueillis par l’AFP, témoignent de la brutalité de l’assaut. Dans le secteur 4 de Djibo, des hommes auraient été exécutés devant leurs domiciles, tandis que les femmes et les enfants ont été épargnés. « Ils sont venus par centaines, à bord de motocyclettes et de véhicules, encerclant pratiquement la ville », rapporte une source locale.

L’armée burkinabè débordée

Malgré la résistance des forces armées, l’attaque a fait de nombreuses victimes dans leurs rangs. Plusieurs soldats ont été tués, d’autres blessés, même s’ils ont réussi à infliger des pertes aux assaillants. Le bilan reste incertain, mais il est lourd.

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Une spirale de violences sans fin

Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à une insécurité croissante, provoquée par les attaques répétées de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Le pays compte plus de 26.000 morts dus à ces violences, dont plus de la moitié depuis 2022, selon l’ONG Acled.

Le silence de la junte militaire

Au pouvoir depuis le coup d’État de septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré et sa junte communiquent de moins en moins sur ces événements tragiques. Malgré les annonces régulières de reconquête de territoires, les attaques jihadistes continuent de semer la terreur et de décimer la population.

Une fois de plus, le nord du Burkina Faso paie un lourd tribut à l’instabilité sécuritaire, dans un conflit qui semble loin de connaître une issue.

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