Burkina Faso
Burkina Faso – Impayés d’eau : l’ONEA brandit la menace des travaux d’intérêt général
La question des impayés liés à la consommation d’eau potable devient de plus en plus préoccupante au Burkina Faso. À la fin du mois de janvier 2026, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) faisait face à une ardoise financière avoisinant les 35 milliards de francs CFA, une situation jugée alarmante par les responsables de l’établissement public. Cette dette massive affaiblit considérablement les capacités opérationnelles de l’ONEA, notamment en matière de maintenance des installations, d’extension des réseaux et de sécurisation de l’approvisionnement en eau potable à l’échelle nationale.
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Une réponse institutionnelle plus ferme
Confrontée à l’inefficacité des méthodes traditionnelles de recouvrement, l’ONEA a opté pour une nouvelle stratégie de dissuasion, mise en œuvre en partenariat avec la Brigade Laabal, une structure civique dédiée à la lutte contre les comportements inciviques.
Depuis le 3 février 2026, les abonnés concernés par des factures impayées bénéficient d’un ultimatum d’une semaine pour régulariser leur situation. À défaut de paiement dans les délais impartis, des mesures coercitives pourront être appliquées.
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Des sanctions orientées vers l’utilité publique
Plutôt que des pénalités financières supplémentaires, les autorités ont privilégié des sanctions à caractère civique. Les débiteurs récalcitrants, qu’il s’agisse de particuliers ou d’entreprises, pourront être appelés à accomplir des travaux d’intérêt général, sous la supervision de la Brigade Laabal.
Ces activités porteront principalement sur la salubrité publique, le nettoyage des espaces urbains ou les actions d’assainissement collectif, avec pour objectif de renforcer le sens de la responsabilité citoyenne.
Paiement des factures : un acte citoyen selon les autorités
Dans un contexte national marqué par de fortes contraintes économiques et sécuritaires, les autorités rappellent que l’eau constitue une ressource stratégique. Le règlement des factures est présenté comme une condition indispensable à la continuité du service public et à la réalisation des projets d’amélioration du réseau.
À travers ces mesures, l’État burkinabè entend instaurer une discipline collective, tout en garantissant un accès durable à l’eau potable pour l’ensemble de la population.
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