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Politique

Togo : Voici la liste actualisée des prisonniers politiques toujours détenus

Togo : la liste actualisée des prisonniers politiques toujours détenus au 14 janvier 2026

Au Togo, la question des détenus d’opinion refait surface avec la publication, ce 14 janvier 2026, d’une liste actualisée de prisonniers politiques toujours incarcérés dans les geôles du régime. Des organisations et militants des droits humains dénoncent des détentions arbitraires prolongées et appellent à une libération immédiate et sans condition.

Un appel pressant pour la libération des détenus d’opinion

Sous le mot d’ordre #LiberezLesPrisonniersPolitiques, les auteurs de la liste estiment que ces personnes sont maintenues en détention pour leurs opinions ou leurs engagements politiques. Ils tiennent pour responsable le pouvoir dirigé par Faure Gnassingbé et dénoncent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Les détenus d’opinion de la C14 à la prison civile de Lomé

Treize (13) personnes affiliées ou proches de la coalition C14 seraient toujours incarcérées à la prison civile de Lomé. Parmi elles figurent notamment Alles Atti, Adam Latif, Issa Saliou, Youssif Ali ou encore Yaro Abdoul Razak. Les signataires de la liste affirment que ces détenus n’ont commis aucun crime reconnu par le droit pénal.

Les détenus liés à Tigre Révolution 1

La liste fait également état de vingt-six (26) détenus d’opinion rattachés au mouvement Tigre Révolution 1, également détenus à la prison civile de Lomé. Des noms comme Tchatikpi Aboubakar, Alassani Moutala, Koriko Nourridine, Fofana Baba Sani ou Aboubakar Nazifou sont cités, illustrant l’ampleur des arrestations attribuées à ce courant contestataire.

Tigre Révolution 2 : vingt-cinq détenus supplémentaires

Vingt-cinq (25) autres personnes, présentées comme membres ou sympathisants de Tigre Révolution 2, figurent sur la liste. Parmi elles, Moussa Issa, Alassani Saliou, Beteou Fazazi, Affouda Julien ou encore Yayi Dakpanou Guy. Les auteurs du document dénoncent des conditions de détention difficiles et des procédures judiciaires jugées opaques.

Des détenus d’opinion non encartés, aux cas emblématiques

Quatre (4) autres cas, qualifiés de « non-encartés », retiennent particulièrement l’attention. Il s’agit notamment de Jean Paul Omolou, en détention préventive depuis près de cinq ans, de Madame Gnakadé, arrêtée en septembre 2025, mais aussi du Commandant Atti et de Kpatcha Gnassingbé, incarcérés depuis environ 17 ans selon la liste publiée.

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Des interpellations adressées à la communauté internationale

Les auteurs de l’appel sollicitent l’implication d’organisations internationales de défense des droits humains et des institutions multilatérales. Ils exhortent ces acteurs à faire pression sur les autorités togolaises afin d’obtenir la libération immédiate et sans condition de tous les détenus d’opinion recensés.

Une revendication centrale : la fin des détentions arbitraires

Pour les signataires, la libération de ces prisonniers politiques constitue une étape essentielle vers l’apaisement du climat sociopolitique au Togo. Ils estiment qu’aucune réconciliation nationale durable ne saurait être envisagée tant que des citoyens restent emprisonnés pour leurs convictions ou leurs engagements politiques.

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