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Togo : un vieillard de 80 ans jeté à la rue malgré 40 ans de propriété !
Encore une affaire foncière qui fait scandale au Togo. Un vieillard de 80 ans, malade et affaibli par son âge, a été expulsé manu militari de sa propre maison par un huissier de justice accompagné de « gros bras ». Pourtant, l’homme détenait des preuves d’acquisition vieilles de plus de quatre décennies. Cette scène brutale, jugée inhumaine par ses voisins et dénoncée par le Mouvement Martin Luther King (MMLK), relance avec force le débat sur l’insécurité foncière et les injustices qui frappent de plein fouet les petits propriétaires togolais.
Une propriété acquise depuis plus de 40 ans
Selon les documents en sa possession, l’octogénaire est propriétaire d’une parcelle d’une superficie de 11 ares 43, acquise légalement depuis le 12 mai 1979. Malgré ces preuves d’acquisition, il a été contraint de quitter son domicile. Ses voisins, témoins de la scène, n’ont pas caché leur désarroi devant une expulsion jugée inhumaine et incompréhensible.
Le Mouvement Martin Luther King dénonce une injustice criarde
Le Mouvement Martin Luther King (MMLK), à travers son président Edoh Komi, par ailleurs adjoint au maire de la commune Golfe 2, a vivement réagi. Dans une déclaration publique, le MMLK a dénoncé une expulsion « inhumaine » qui ne tient ni compte de l’âge ni de l’état de santé de la victime.
« Nous assistons une fois encore à une injustice criarde qui interpelle la conscience collective », a déclaré Edoh Komi, rappelant l’urgence de mettre fin à ces abus qui frappent souvent les plus vulnérables.
Le foncier au Togo : un problème persistant
Cette affaire n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une longue série de conflits fonciers qui agitent le pays depuis plusieurs décennies. Litiges familiaux, titres de propriété contestés, lenteurs dans les procédures judiciaires, interventions musclées d’individus recrutés pour faire pression… tous ces éléments nourrissent un climat de méfiance généralisée autour de la question foncière au Togo.
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Pour de nombreux observateurs, cette instabilité foncière constitue un frein au développement économique et social. Elle fragilise les petits propriétaires et alimente une insécurité juridique qui décourage même certains investisseurs.
La nécessité de réformes profondes
Face à la multiplication des cas comme celui de Hédzranawoé, des voix s’élèvent pour exiger des réformes structurelles. Les associations de défense des droits de l’homme et plusieurs acteurs de la société civile insistent sur la nécessité de garantir la protection des propriétaires vulnérables.
Mettre en place une réforme cadastrale transparente, renforcer la sécurité juridique des titres fonciers et accélérer les procédures judiciaires apparaissent comme des solutions urgentes pour éviter que d’autres familles ne se retrouvent brutalement à la rue.
Une affaire qui interpelle la conscience collective
Au-delà du cas individuel de ce vieillard, c’est toute une problématique nationale qui refait surface : celle de la gouvernance foncière. La protection des droits des citoyens, notamment des personnes âgées et fragiles, devrait constituer une priorité pour les autorités compétentes.
Les Togolais attendent des mesures fortes afin que la terre, ressource vitale et source de stabilité sociale, ne devienne plus jamais un facteur d’exclusion ou de drame humain.
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