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Togo : l’inflation ralentit à 1,1 % en août 2025, portée par la baisse des prix alimentaires
Au Togo, l’inflation a reculé à 1,1 % en août 2025, contre 1,5 % en juillet, selon les données officielles publiées par l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED). Cette évolution confirme la tendance baissière entamée depuis le milieu de l’année, traduisant une détente progressive des pressions inflationnistes.
Le ralentissement est en grande partie lié à la baisse des prix de l’alimentation et des transports, deux postes qui pèsent fortement sur le panier de consommation des ménages.
Les prix alimentaires tirent l’indice vers le bas
Représentant près de 28 % de l’indice global, les produits alimentaires et boissons non alcoolisées affichent un recul de 0,9 % en glissement annuel.
Les baisses les plus marquées concernent :
- Les tubercules et plantains (-11,3 %),
- Les légumes frais (-36 %), dont l’igname (-26,7 %) et les tomates (-30 % à -38 % selon les variétés).
Cette amélioration est notamment attribuée à une bonne disponibilité des produits locaux, soutenue par les récoltes de saison. En revanche, certaines denrées de base comme la viande (+9,1 %) et les huiles végétales (+28,7 %) enregistrent de fortes hausses, rappelant que les pressions inflationnistes ne sont pas totalement dissipées.
Une tendance baissière depuis le début de l’année
L’analyse de l’évolution des prix montre que le Togo suit une dynamique de désinflation progressive depuis début 2025. Après un pic à +2,0 % en juin, l’indice a entamé une phase de ralentissement, atteignant -0,7 % sur les trois derniers mois.
Cette évolution traduit une maîtrise relative des coûts à la consommation, même si la stabilité reste fragile face aux incertitudes mondiales.
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Les autres secteurs de consommation contrastés
Au-delà de l’alimentation, d’autres divisions ont également contribué à la baisse générale de l’indice.
- Le secteur des transports enregistre une baisse notable de -2,3 %, en lien avec le repli des prix des carburants et services de mobilité.
- La division « Loisirs et culture » affiche également une diminution de -4,7 %.
En revanche, certains postes demeurent sous tension :
- Logement, eau et énergie (+5,7 %),
- Restaurants et services d’hébergement (+5,3 %).
Ces hausses reflètent les pressions persistantes sur les coûts énergétiques et sur le secteur des services, fortement exposé aux variations internationales et aux charges locales.
Une stabilité relative, mais des risques persistants
Globalement, le ralentissement de l’inflation est une bonne nouvelle pour les ménages et pour la politique économique du pays. La stabilité des prix alimentaires joue un rôle central dans le maintien du pouvoir d’achat, notamment pour les foyers les plus modestes.
Cependant, des risques demeurent, en particulier sur les produits importés et l’énergie, dont les prix sont fortement dépendants des fluctuations mondiales. Le gouvernement et la Banque centrale devront donc rester vigilants afin de consolider cette dynamique et prévenir un éventuel retour de tensions inflationnistes.
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