Politique
Togo : l’alerte rouge déclenchée par 35 détenus politiques en grève de la faim
Au Togo, la crise politique prend un tournant dramatique. Trente-cinq détenus politiques ont entamé une grève de la faim pour dénoncer ce qu’ils qualifient de dérives graves du système carcéral : tortures, détentions arbitraires, isolement prolongé et décès derrière les barreaux. Leur démarche, désespérée, met en lumière une situation longtemps ignorée.
Trois profils qui symbolisent la dérive répressive
Parmi les grévistes, trois cas retiennent particulièrement l’attention internationale.
- Goma Abdoul Aziz, de nationalité irlandaise, serait devenu paralysé à la suite de sévices subis en détention.
- Grâce Koumayi, sage-femme et militante, figure de la société civile togolaise.
- Steeve Rouyar, citoyen français, disparu des radars depuis son arrestation en juin 2025 et détenu au secret.
Ces parcours personnels illustrent, selon plusieurs organisations, l’ampleur de la répression.
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Un communiqué choc venu de Londres
Le 17 novembre, le collectif Togo Rights & Freedom Network-UK, basé à Londres, a publié un communiqué qui a fait l’effet d’un électrochoc. Les responsables y dénoncent un « risque de mort imminent » pour les détenus et appellent à une mobilisation internationale immédiate. Le document interpelle frontalement l’ONU, la CEDEAO et l’Union européenne, accusées d’inaction.
Pression internationale : le Togo au pied du mur
Les ONG et organisations de la diaspora estiment que le temps est compté. Face à une grève de la faim pouvant rapidement devenir mortelle, elles demandent l’ouverture d’enquêtes indépendantes et la libération des prisonniers considérés comme arbitrairement détenus.
Le gouvernement togolais, déjà sous critiques répétées, pourrait faire l’objet d’un nouvel examen international si aucune mesure urgente n’est prise.
