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Togo en colère : le TPMC dit non aux nouvelles hausses des prix
La tension monte au Togo. Alors que le coût de la vie explose, le Front “Touche Pas À Ma Constitution” (TPMC) sort de sa réserve et accuse frontalement le gouvernement de préparer de nouvelles augmentations sur l’électricité, l’eau, le carburant et les produits de base. Dans une déclaration sans concession, le mouvement citoyen dénonce une politique « déraisonnable et irresponsable » qui étrangle davantage une population déjà à bout de souffle. Le bras de fer s’annonce intense.
Un avertissement clair au gouvernement
Selon le TPMC, la situation actuelle est insoutenable pour la majorité des ménages togolais. Depuis mai 2025, les factures d’électricité ont déjà connu une hausse de 12,5 %, et une nouvelle augmentation serait envisagée conformément aux recommandations du Fonds monétaire international (FMI) contenues dans le rapport n°25/178.
« Le peuple togolais ne peut plus supporter ce fardeau », avertit le Front, qui qualifie le projet d’augmentation de “déraisonnable et irresponsable”. Pour ses membres, il est inacceptable d’imposer de nouveaux sacrifices à une population déjà étranglée par les prix élevés.
« Ce gouvernement fait payer au peuple ses erreurs et sa corruption », fustige le mouvement.
Des salaires qui ne suivent pas l’inflation
Le SMIG, resté fixé à 52 500 FCFA, ne permet plus aux travailleurs de vivre décemment. D’après le TPMC, il faudrait au moins trois fois ce montant pour couvrir les besoins essentiels d’un ménage moyen.
« Pendant que les barons du régime consomment sans payer, on veut faire supporter au peuple leurs impayés ! », dénonce le Front. Cette inégalité de traitement renforce le sentiment d’injustice économique au sein de la population.
La mauvaise gouvernance pointée du doigt
Pour étayer ses accusations, le mouvement citoyen s’appuie sur les constats de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui dépeint une économie togolaise minée par des dysfonctionnements structurels :
- corruption endémique,
- endettement sans réalisations concrètes,
- flux financiers illicites,
- gaspillage des fonds publics.
« Le Togo ne peut pas prospérer tant que la corruption reste la règle », alerte le TPMC, appelant à une refonte en profondeur des pratiques de gouvernance.
Des réformes jugées déconnectées de la réalité
Le mouvement se montre également critique vis-à-vis des programmes gouvernementaux vantés à l’international : “Doing Business”, “Business Ready”, ou encore la digitalisation de l’administration. Selon le TPMC, ces initiatives n’ont eu aucun impact réel sur la vie quotidienne des citoyens.
« Le régime vit dans le virtuel, mais le Togolais vit dans la souffrance. Il ne mange pas de statistiques : il mange la pâte dont le prix explose », ironise le communiqué.
Transparence et justice sociale comme exigences
Pour sortir de cette spirale, le TPMC formule plusieurs revendications majeures :
- la publication immédiate des audits des entreprises publiques,
- une réduction du train de vie de l’État,
- la lutte contre les flux financiers illicites,
- une gestion transparente des ressources nationales.
« Le peuple ne doit plus payer pour l’incompétence de ses dirigeants », martèle le mouvement, qui appelle chaque citoyenne et citoyen à se mobiliser pacifiquement contre ces hausses jugées abusives.
Un appel à la responsabilité collective
Dans un souffle patriotique, le TPMC conclut son message en rappelant que la défense des droits économiques est indissociable de la liberté :
« Que viennent les tyrans, ton cœur soupire vers la liberté ! »
À l’heure où la vie devient de plus en plus chère, cette prise de position pourrait bien raviver le débat national sur la gouvernance économique et la justice sociale au Togo.
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Source : togo-today
