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Togo : deux leaders étudiants enlevés à Lomé, la SEET dénonce une répression brutale et arbitraire

Togo : deux leaders étudiants enlevés à Lomé, la SEET dénonce une répression brutale et arbitraire

Lomé est de nouveau secouée par une affaire qui fait grand bruit : deux responsables de la Synergie des Élèves et Étudiants du Togo (SEET), dont son secrétaire général, ont été interceptés en pleine rue par des hommes en civil. Pour le syndicat, il ne s’agit pas d’une simple arrestation, mais bien d’un enlèvement arbitraire destiné à museler la contestation estudiantine. Cette affaire, qui suscite l’indignation, relance le débat sur la recrudescence des répressions visant les acteurs de la société civile au Togo.

Dans un communiqué publié le 5 septembre, la SEET estime que cette opération s’apparente davantage à un kidnapping orchestré qu’à une arrestation conforme aux règles de droit.

Détention présumée au SCRIC

Selon des informations relayées par des sources proches de l’organisation estudiantine, les deux responsables seraient actuellement détenus au Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC), un lieu régulièrement cité dans des rapports d’ONG internationales pour des cas présumés de torture et de traitements inhumains.
Cette hypothèse alimente de vives inquiétudes au sein de la communauté estudiantine et parmi les défenseurs des droits humains, qui craignent pour la sécurité physique et psychologique des deux jeunes militants.

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La SEET dénonce une tentative de musellement

Pour la SEET, cet acte n’est pas anodin. L’organisation accuse les autorités de chercher à faire taire toute contestation estudiantine. « Nous dénonçons avec force ces méthodes de répression qui visent à étouffer le mouvement estudiantin et citoyen », a déclaré Agbavito Mensah Kodjo Vinyo, secrétaire à l’organisation du syndicat.
La SEET rappelle que ses activités s’inscrivent dans une démarche citoyenne et qu’il est inacceptable que des étudiants soient traités comme des criminels pour avoir exprimé leurs opinions.

Exigences claires : droits fondamentaux et libération immédiate

Dans son communiqué, le syndicat estudiantin formule plusieurs exigences. D’abord, la libération immédiate et sans condition de ses deux responsables. Ensuite, le respect strict de leurs droits fondamentaux, notamment l’accès à un avocat et la possibilité de recevoir des visites familiales.
Ces revendications rejoignent les préoccupations exprimées par plusieurs organisations de défense des droits humains, qui appellent à mettre fin à la pratique des arrestations abusives au Togo.

Mobilisation nationale et internationale

Face à ce qu’elle considère comme une attaque frontale contre la liberté d’expression et d’association, la SEET appelle à une large mobilisation. Elle invite les étudiants, les syndicats, les acteurs de la société civile, mais aussi la communauté internationale, à se lever pour défendre les libertés fondamentales au Togo.
Pour le syndicat, il ne s’agit pas seulement de la protection de deux militants, mais d’un combat plus large visant à préserver l’espace civique et démocratique dans le pays.

Un climat inquiétant pour la société civile

L’affaire intervient dans un contexte où plusieurs ONG et mouvements citoyens dénoncent la recrudescence d’arrestations arbitraires visant les militants de la société civile. De nombreux observateurs s’interrogent sur la capacité du Togo à garantir un espace de liberté et de pluralisme, alors même que le pays affirme s’engager sur la voie de réformes démocratiques.
Ce climat tendu risque d’exacerber la méfiance entre le pouvoir et les organisations de jeunes, dont la SEET demeure l’un des porte-voix les plus actifs.

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