Actualités
Togo – Agou : Tolérance zéro aux racketteurs dans les services publics
Les pratiques de perception illégale de frais dans certains services administratifs continuent de susciter la colère des usagers au Togo. Dans la préfecture d’Agou, les autorités locales ont décidé de réagir fermement face à une situation jugée préoccupante, notamment dans le traitement des dossiers liés à la nationalité.
Table of Contents
Un rappel strict des règles en vigueur
Dans un communiqué officiel rendu public à l’attention des populations et des demandeurs de documents administratifs, le préfet d’Agou a rappelé les dispositions réglementaires encadrant la délivrance des certificats d’origine, des certificats de nationalité et des duplicata de nationalité.
Cette sortie s’appuie sur une note du ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, datée du 23 décembre 2025.
Tolérance zéro face aux paiements non autorisés
Le communiqué souligne l’interdiction formelle faite aux agents publics d’exiger des montants supplémentaires en dehors des frais légalement fixés. Toute demande d’argent non prévue par les textes, y compris sous couvert d’enquêtes ou de formalités prétendument obligatoires, est qualifiée de pratique irrégulière.
Les autorités préfectorales insistent sur le fait que seuls les tarifs réglementaires doivent être appliqués, sans exception.
LIRE AUSSI : Commerce extérieur agricole : recul marqué des exportations végétales au Togo
Des frais clairement établis
À cet effet, les montants officiels sont rappelés afin d’éviter toute ambiguïté :
- 15 000 FCFA pour l’établissement d’un certificat d’origine ;
- 5 000 FCFA pour une demande de certificat de nationalité ;
- 1 000 FCFA par copie pour les duplicata de nationalité.
« Aucun autre montant ne doit être exigé », précise la note administrative, avertissant que toute perception supplémentaire constitue une faute exposant son auteur à des sanctions disciplinaires.
Un avertissement clair aux agents indélicats
Signé par Kodjo Assignon, secrétaire général de la préfecture d’Agou, le document se veut sans équivoque. Il met en garde les agents contre toute tentative de contournement des règles et annonce que des mesures coercitives pourraient être prises à l’encontre de ceux qui persisteraient dans ces pratiques.
Restaurer la confiance entre l’administration et les citoyens
À travers cette sortie officielle, la préfecture d’Agou affiche sa volonté de mettre un terme aux dérives observées dans certains services administratifs et de rétablir la confiance des usagers envers l’administration publique.
Les autorités locales affirment accorder une importance particulière au respect strict des instructions et appellent les citoyens à la vigilance face à toute demande abusive.
Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

