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Togo – Drame sur la RN1 à Togblé : Une citerne déraille et sombre dans le fossé central entre les deux voies
Ce 28 juillet 2025, aux premières heures du jour, un accident impressionnant s’est produit sur la route nationale N°1, à hauteur de Togblé, en direction de Lomé. Le lieu, bien connu des automobilistes pour sa pente et ses virages abrupts, a une nouvelle fois été le théâtre d’une scène dramatique. Une citerne blanche, vraisemblablement en transport de marchandises liquides, s’est déraillée dans le grand trou situé entre les deux voies de circulation (aller-retour), en descendant la petite colline du secteur.

Le piège du bitume : une route en état critique
Selon les premiers témoignages recueillis auprès des usagers et riverains, la citerne aurait perdu le contrôle dans la descente, avant de se retrouver projetée dans le fossé central, souvent rempli de débris ou laissé à l’abandon. La RN1, artère vitale du pays, surtout à l’approche de la capitale, souffre de nombreuses dégradations structurelles, notamment à ce niveau critique de Togblé.
Le tronçon présente une érosion avancée, un goudron effrité, et des nids-de-poule profonds qui ne laissent que peu de marge de manœuvre aux poids lourds. Il semblerait que ce soit l’un de ces pièges routiers, combiné à une vitesse peut-être excessive ou à un dysfonctionnement mécanique, qui ait conduit à cette sortie de route spectaculaire.
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Bilan humain : pas de victimes signalées pour l’instant
À l’heure actuelle, aucune perte humaine n’a été officiellement confirmée. Des témoins évoquent un conducteur choqué, mais conscient. Les secours sont rapidement intervenus sur les lieux, notamment les sapeurs-pompiers et des éléments de la gendarmerie, pour sécuriser la zone, empêcher toute explosion éventuelle et faciliter la circulation déjà fortement perturbée.
Le camion-citerne, éventré, repose toujours dans le trou, et des opérations de remorquage sont en cours pour éviter un blocage prolongé de cet axe stratégique. Les autorités locales n’ont pas encore communiqué de bilan officiel, mais la tension est palpable chez les riverains qui craignent un nouveau drame dans ce secteur déjà réputé dangereux.
Une tragédie évitée… mais jusqu’à quand ?
Ce nouvel accident relance le débat sur l’état de délabrement avancé des routes nationales au Togo, particulièrement sur les sections les plus empruntées par les poids lourds en provenance du Nord. De Dapaong à Lomé, en passant par Kara et Atakpamé, la RN1, pourtant colonne vertébrale économique du pays, ressemble parfois à un parcours d’obstacles.

Les appels à la réhabilitation de certains tronçons, dont celui de Togblé, se multiplient depuis plusieurs années. Mais en l’absence de réponses concrètes, les accidents se suivent et se ressemblent : camions couchés, passagers blessés, engorgements monstres, et familles endeuillées.
Une urgence nationale ignorée ?
Face à ces drames à répétition, la population s’interroge : faut-il attendre des morts pour réparer les routes ? À l’heure où les discours politiques évoquent modernisation et relance économique, la réalité de terrain révèle une autre vérité : celle d’infrastructures à bout de souffle, et d’une sécurité routière sacrifiée sur l’autel de l’indifférence.
Alors que ce nouvel accident aurait pu virer au carnage, il est temps que l’État togolais redescende dans la poussière des routes secondaires et prenne la mesure de la colère qui gronde. Chaque accident est une alerte. Celle de Togblé doit être entendue avant qu’il ne soit trop tard.
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