Se connecter avec nous

Actualités

Présidentielle ivoirienne 2025 : Pourquoi Laurent Gbagbo refuse de soutenir un candidat

Présidentielle ivoirienne 2025 : Pourquoi Laurent Gbagbo refuse de soutenir un candidat

L’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, prévue pour le 25 octobre 2025, continue de susciter de vives polémiques. L’ancien président Laurent Gbagbo, écarté de la course par le Conseil constitutionnel, a déclaré qu’il ne soutiendra aucun des quatre candidats retenus. Une décision lourde de sens qui révèle son rejet total du processus électoral actuel, jugé « anticonstitutionnel » et « non inclusif ».

Une décision sans ambiguïté

Jeudi, par la voix de sa porte-parole Me Habiba Touré, Laurent Gbagbo a pris position : il ne s’alignera derrière aucun des prétendants validés. Selon lui, cette présidentielle ne garantit ni l’équité ni la représentativité nécessaires pour refléter la volonté du peuple ivoirien.

« Le véritable adversaire reste le régime en place », a-t-il affirmé, visant directement le RHDP d’Alassane Ouattara, qu’il accuse de vouloir « s’éterniser au pouvoir » en contournant les règles constitutionnelles.

Le Conseil constitutionnel sous le feu des critiques

Le 8 septembre 2025, la haute juridiction avait validé cinq candidatures : celles d’Alassane Ouattara, d’Ahoua Don Mello, de Simone Ehivet Gbagbo, entre autres. Mais sur la soixantaine de dossiers déposés, 55 ont été rejetés, dont ceux de personnalités majeures comme Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Pascal Affi N’Guessan.

Pour l’ex-président, ce filtre drastique témoigne d’une volonté manifeste d’exclure les figures politiques les plus représentatives de l’opposition.

Entre soutien tactique et exigence d’inclusivité

Laurent Gbagbo a reconnu avoir envisagé deux options :

  1. Soutenir un candidat en lice, pour peser indirectement sur le scrutin.
  2. Exiger des élections inclusives et transparentes, en remettant en cause la validité du processus actuel.

Finalement, c’est la seconde option qu’il a choisie, estimant que « les candidats retenus ne représentent ni les grands partis, ni la volonté populaire ».

Un appel à la mobilisation pacifique

Malgré ses critiques virulentes, Laurent Gbagbo s’est gardé d’encourager la violence. Il appelle plutôt les Ivoiriens à des actions pacifiques pour défendre la démocratie et revendiquer des élections libres et équitables.

Son message s’adresse particulièrement à la jeunesse et aux forces vives de la nation, invitées à rester vigilantes face à ce qu’il qualifie de « confiscation du droit des Ivoiriens à choisir leur président ».

Une élection sous haute tension

La déclaration de Laurent Gbagbo ravive les tensions dans un climat politique déjà fragile. Le refus de l’ancien chef d’État, figure historique du pays, de cautionner le scrutin fragilise encore davantage la crédibilité de l’élection du 25 octobre.

À mesure que la date approche, la scène politique ivoirienne reste polarisée entre un pouvoir accusé de verrouiller le processus et une opposition divisée, mais de plus en plus déterminée à contester la légitimité du scrutin.

Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

Rejoignez notre communauté télégramme pour ne rien manquer.

Copyright © 2025 POWERED BY DM COMMUNICATION