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Port de Lomé : bientôt des navires géants, le Togo prend de vitesse Abidjan et Lagos !
Le port de Lomé n’a pas dit son dernier mot. Alors qu’une bataille sans merci se joue entre les grands hubs maritimes d’Afrique de l’Ouest, le Togo lance un chantier stratégique : le dragage du Lomé Container Terminal (LCT). Objectif ? Accueillir des navires géants de plus de 400 mètres et 19 000 EVP. Avec plus de 500 millions d’euros d’investissements et un positionnement géographique clé, le port togolais entend s’imposer comme un mastodonte du commerce maritime, face à la montée en puissance d’Abidjan, Tema et Lagos. Mais cette course à la modernisation suffira-t-elle à maintenir Lomé dans le peloton de tête ?
Cet investissement s’inscrit dans un contexte marqué par une intensification de la compétition portuaire en Afrique de l’Ouest, où Abidjan, Tema et Lagos multiplient les projets pour capter les flux maritimes internationaux.
Lomé face à la concurrence des hubs ouest-africains
La bataille des grands ports s’intensifie dans la sous-région. Conscients de l’enjeu stratégique que représente la maîtrise des corridors maritimes, plusieurs États voisins misent sur des infrastructures de plus en plus performantes. Le port de Lomé, fort de son accès naturel en eaux profondes et de procédures douanières simplifiées, se positionne comme un concurrent sérieux.
Avec une productivité moyenne de 32,5 mouvements de grue par heure, le LCT affiche un niveau supérieur aux standards africains, ce qui constitue un argument de poids pour attirer les armateurs internationaux.
Des chiffres qui confirment la montée en puissance du PAL
L’année 2024 a confirmé le dynamisme du port togolais. Le trafic global a atteint 30,64 millions de tonnes, en hausse de 1,85 % par rapport à l’année précédente. Le terminal a également traité 2 millions d’EVP, soit une croissance de 5,19 %.
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La dimension transbordement demeure un pilier : près de 20,2 millions de tonnes étaient liées à cette activité, consolidant le rôle du Togo comme centre logistique régional. En plus de desservir les pays enclavés comme le Burkina Faso, le Niger et le Mali, le PAL renforce son rôle de relais stratégique vers le Nigeria, le Ghana et la Côte d’Ivoire, dans un contexte où l’Alliance des États du Sahel (AES) tend à redéfinir les échanges commerciaux.
Des investissements massifs pour renforcer la compétitivité
Le projet de dragage s’intègre dans un vaste programme d’investissements estimé à plus de 500 millions d’euros. Ce plan est porté conjointement par Mediterranean Shipping Company (MSC), via sa filiale Terminal Investment Limited (TIL), et par China Merchants Ports Holding.
L’objectif est clair : porter la capacité annuelle du LCT à 2,7 millions d’EVP et consolider la place du port de Lomé dans le réseau maritime mondial. Cette ambition vise non seulement à répondre aux besoins des armateurs internationaux, mais aussi à faire du Togo un hub incontournable pour le commerce en Afrique de l’Ouest.
Une place appelée à se renforcer dans la cartographie maritime mondiale
Avec ces travaux, le port de Lomé se projette dans une nouvelle dimension. En se dotant des infrastructures nécessaires pour accueillir des navires géants, le PAL anticipe l’évolution du commerce maritime et entend s’imposer comme un hub de référence.
La combinaison d’investissements stratégiques, de son positionnement géographique et de sa performance opérationnelle offre au Togo une véritable carte maîtresse dans la compétition portuaire ouest-africaine. Le dragage du LCT apparaît ainsi comme un levier décisif pour garantir la pérennité et l’expansion de son rôle régional et continental.
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