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Economie

Pluies en pleine saison sèche : un phénomène qui interroge les agriculteurs, ANAMET leur explique tout

Pluies en pleine saison sèche : un phénomène qui interroge les agriculteurs, ANAMET leur explique tout

Alors que la période actuelle est traditionnellement associée à l’installation de l’harmattan, plusieurs localités du pays continuent d’enregistrer des pluies inhabituelles. Une situation qui suscite incompréhension et inquiétude dans le monde rural, notamment chez les agriculteurs, peu habitués à ce type de précipitations en cette saison.

Des pluies dites « hors saison »

Selon les explications de l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET), ces précipitations observées depuis plusieurs semaines relèvent de pluies hors saison. Elles sont dues à une configuration atmosphérique particulière marquée par la persistance des vents humides du sud, communément appelés la mousson.

Ces vents freinent, voire empêchent, l’avancée de l’harmattan, ce vent sec et poussiéreux en provenance du nord, habituellement dominant à cette période de l’année.

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L’ANAMET écarte toute anomalie climatique

Pour le directeur général de l’ANAMET, Dr Issaou Latifou, la situation observée ne doit pas être interprétée comme un dérèglement exceptionnel. « Ce n’est pas une anomalie », rassure-t-il, expliquant que la mousson peut, certaines années, persister plus longtemps et provoquer des pluies localisées hors du calendrier habituel.

Il précise que ces vents du sud contribuent à bloquer temporairement la descente de l’harmattan vers les régions méridionales du pays.

Une répartition inégale de l’harmattan

L’expert souligne par ailleurs que l’harmattan ne s’installe pas simultanément sur l’ensemble du territoire. « L’harmattan n’est présent que dans la région des Savanes et une partie de la région de la Kara », indique Dr Issaou Latifou.

Les régions des Plateaux et de la Maritime, quant à elles, ne sont pas encore concernées par ce vent sec, ce qui explique la persistance des pluies observées depuis le mois de décembre.

Des phénomènes naturels difficiles à prévoir

Les spécialistes rappellent que les interactions entre les vents dominants, les pressions atmosphériques et les températures océaniques varient d’une année à l’autre. Ces fluctuations rendent certains phénomènes météorologiques complexes à anticiper avec précision, même si des tendances générales peuvent être dégagées.

Peu d’espoir pour un harmattan durable au sud

Les analyses actuelles de l’ANAMET laissent entrevoir peu de chances de voir l’harmattan s’installer durablement dans les régions méridionales cette année. Selon le directeur général de l’agence, même si ce vent venait à apparaître brièvement, il serait rapidement repoussé par la remontée du front intertropical.

« Ce sont des phénomènes naturels difficilement prévisibles », conclut Dr Issaou Latifou, appelant les populations, en particulier les agriculteurs, à rester attentives aux bulletins météorologiques pour mieux adapter leurs activités.

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