Actualités
Nicolas Sarkozy : nouveau coup dur pour l’ancien chef d’État français après sa condamnation
Ce mercredi 1er octobre 2025, une vingtaine d’avocats ont saisi la justice contre Nicolas Sarkozy. L’ancien président français est accusé d’avoir discrédité l’institution judiciaire par ses déclarations polémiques, faites au lendemain de sa condamnation dans l’affaire dite du financement libyen. La plainte, déposée à Paris et menée par Me Jérôme Giusti, a été confirmée à l’AFP.
Une condamnation lourde dans l’affaire libyenne
Jeudi dernier, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison, dont une incarcération ferme à venir. La justice lui reproche d’avoir laissé ses plus proches collaborateurs solliciter des fonds auprès du régime libyen de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.
Des propos jugés attentatoires à l’État de droit
Dans un entretien au Journal du Dimanche, Nicolas Sarkozy a dénoncé une « violation des limites de l’État de droit » et promis de ne pas « plier face au mensonge, au complot, à l’insulte ». Des propos jugés inacceptables par les avocats plaignants, qui estiment qu’ils portent « un discrédit délibéré à l’institution judiciaire », susceptible de saper la confiance des citoyens envers la justice.
Une infraction pénalement sanctionnée
Les plaignants rappellent que le code pénal sanctionne de six mois de prison et de 7.500 euros d’amende le fait de jeter publiquement le discrédit sur une décision de justice. Selon eux, venant d’un ancien chef de l’État, ces déclarations revêtent une « particulière gravité » et dépassent la simple critique d’une décision contestée.
Le rôle et la responsabilité de l’ancien président
Les avocats soulignent que Nicolas Sarkozy, par son statut et son influence, connaît la portée de ses paroles et leur impact direct sur l’opinion publique. Ses attaques viseraient non seulement la décision de justice et les magistrats impliqués, mais aussi le respect dû à l’ensemble de l’institution judiciaire.
Une réaction institutionnelle
Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, avait lui aussi dénoncé lundi le « discrédit » jeté sur la justice à la suite de cette affaire. Interrogé, le parquet de Paris n’a pas indiqué pour l’instant si une enquête a été ouverte à la suite de la plainte.
