Se connecter avec nous

Actualités

Lomé sous l’eau :Vingt minutes de pluie, et plusieurs quartiers s’écroulent ; La population Lamente et le gouvernement dort

Lomé sous l’eau :Vingt minutes de pluie, et plusieurs quartiers s’écroulent ; La population Lamente et le gouvernement dort

Le mercredi 11 juin 2025, un simple orage de quelques minutes a suffi à transformer Lomé en un vaste marécage urbain. À Avedji, Totsi, Adidogomé ou encore Adidoadin, les scènes d’inondations se sont multipliées : circulation bloquée, commerces à l’arrêt, maisons envahies par l’eau. Le phénomène n’est pas nouveau, mais sa fréquence et son intensité interrogent. « Il n’a même pas plu un quart d’heure, et l’eau entrait déjà dans ma boutique », témoigne Anabelle , commerçante.

manifestations

Infrastructures en échec, urbanisme en question

Chaque pluie intense, même brève, révèle les lacunes criantes des infrastructures urbaines : caniveaux bouchés, absence de drains efficaces, urbanisation non planifiée. Malgré les projets annoncés, la réponse structurelle à ces inondations demeure absente.

« Depuis cinq ans, c’est la même chanson. Rien ne change », se lamente Yaovi , habitant de Totsi.

Les plus vulnérables en première ligne

Dans les quartiers les plus précaires, les populations subissent de plein fouet les effets de ces intempéries. Les pertes matérielles sont fréquentes : literie trempée, vivres ruinés, électroménager hors d’usage. Pour beaucoup, chaque pluie est synonyme d’angoisse.

« On ne dort plus quand le ciel se couvre. On a peur que l’eau déborde pendant la nuit », dit Christine, résidant à Adidogomé.

Des vies chamboulées, une résignation grandissante

Les plus touchés sont toujours les mêmes : les familles modestes, installées dans les zones les plus vulnérables, qui voient chaque saison des pluies comme une menace directe à leur sécurité et leur dignité. Matelas imbibés, ustensiles perdus, enfants malades, le prix humain est lourd, mais silencieusement porté.

« À chaque saison, on doit dormir debout. On ne sait jamais quand l’eau va arriver », confie Christine, à Adidogomé.

csaf

Des discours officiels à la réalité du terrain

Si les documents stratégiques parlent de ville résiliente et de lutte contre les effets du climat, les faits sur le terrain racontent une tout autre histoire. Les interventions sont rares, souvent ponctuelles, sans stratégie globale ni suivi.

Et si la prochaine pluie durait plus longtemps ?

En dix minutes, Lomé a vacillé. Que se passera-t-il si une pluie dure une heure ? Deux ? Avec le réchauffement climatique, les épisodes extrêmes vont s’intensifier. Or, sans anticipation sérieuse, la catastrophe pourrait bien devenir chronique.

Conclusion : quand chaque goutte devient un signal d’alarme

La pluie, censée nourrir les sols, devient à Lomé un facteur d’exclusion, de perte et de détresse. Tant que les promesses resteront lettre morte, chaque nuage menaçant au-dessus de la capitale sonnera comme un rappel : celui de l’urgence d’agir.

Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

Rejoignez notre communauté télégramme pour ne rien manquer.

CSAF

Copyright © 2025 POWERED BY DM COMMUNICATION