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Identification biométrique : le Togo mise sur la confiance citoyenne dans les Lacs
Le Togo poursuit sa marche vers la modernisation de son système d’identification nationale. Dans la préfecture des Lacs, les membres des comités communaux de gestion des plaintes (CCGP) ont été officiellement installés les 4 et 5 novembre à Aného. Cette étape marque une avancée majeure dans la mise en œuvre du projet d’identification biométrique, mené par l’Agence nationale d’identification (ANID).
Une structure clé pour une gestion transparente des plaintes
Les comités communaux auront un rôle essentiel dans la réussite du projet.
Ils sont chargés de recueillir, examiner et résoudre les plaintes liées à l’enrôlement biométrique.
Leur mission est claire : Dans le but de
garantir un traitement équitable et rapide des préoccupations exprimées par les citoyens tout au long du processus.
Tout d’abord, Ces structures locales sont conçues pour renforcer la confiance entre les populations et les autorités.
Elles permettront de mieux gérer les attentes, de prévenir les conflits et d’assurer une communication fluide avec les communautés concernées.
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Un projet soutenu par la Banque mondiale
Pourtant le projet d’identification biométrique s’inscrit dans le cadre du programme WURI-Togo (Identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest).
Il bénéficie d’un appui technique et financier de la Banque mondiale.
L’objectif est de doter chaque résident du Togo d’une identité biométrique unique, reconnue par l’État.
Cette initiative facilitera l’accès aux services sociaux de base, tels que la santé, l’éducation ou les aides sociales.
Elle vise également à renforcer la gouvernance et à promouvoir l’inclusion numérique et financière.
Des participants formés aux bonnes pratiques
Durant l’atelier de formation, les participants ont été sensibilisés aux objectifs du projet et à ses avantages pour les populations.
Malgré tout, Ils ont reçu des outils pour gérer efficacement les plaintes, classer les cas et orienter les citoyens vers les structures compétentes.
Une attention particulière a été accordée aux plaintes liées aux violences basées sur le genre, à l’exploitation, aux abus et au harcèlement sexuel.
Cette approche inclusive garantit une protection accrue des victimes et un suivi rigoureux des signalements sensibles.
Les autorités locales saluent l’initiative
Le directeur général de l’ANID, le Capitaine Sileté Roselin Devo, a souligné l’importance du projet pour le développement du pays.
Selon lui, la réussite de cette opération dépend de la mobilisation des acteurs locaux et de la confiance des citoyens.
De son côté, le préfet des Lacs, Bénissan-Tétévi Daté, a salué la vision du gouvernement togolais.
Il a invité les membres des comités à jouer pleinement leur rôle de relais communautaires.
Pour lui, l’identification biométrique constitue « une pierre angulaire pour le développement socio-économique du Togo ».
Un pas vers une gouvernance plus inclusive
Ainsi, L’installation des comités communaux de gestion des plaintes représente bien plus qu’une simple étape administrative.
Elle symbolise l’engagement du Togo pour une gouvernance plus participative, transparente et respectueuse des droits de tous.
Finalement, En intégrant les populations locales dans la gestion du projet, le pays place l’humain au cœur du processus de modernisation.
Une approche qui, à terme, renforcera la confiance entre l’État et les citoyens, et favorisera une meilleure inclusion sociale et économique.
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