Politique
Gestion des déchets et salubrité : le gouvernement met la pression sur les communes
Le gouvernement togolais renforce la pression sur les autorités communales en matière de gestion des déchets et de salubrité publique. À travers une circulaire conjointe signée le 12 février 2026 à Lomé, quatre ministères rappellent aux maires leurs responsabilités dans la préservation de l’environnement et l’amélioration durable du cadre de vie des populations.
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Une priorité nationale de santé publique
Signée par les ministres en charge de l’Administration territoriale, de l’Environnement, de la Santé et de l’Aménagement du territoire, la circulaire n°0186/MATGLAC/MERFPCCC/MSHPSCUA/MATU/2026 met l’accent sur la nécessité d’intensifier les actions communales dans la gestion des déchets, la salubrité et la protection de l’environnement.
Le gouvernement réaffirme que la lutte contre l’insalubrité constitue un impératif de santé publique et une priorité nationale. L’objectif est clair : garantir aux populations un environnement sain et un cadre de vie décent sur l’ensemble du territoire.
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Un cadre juridique clairement établi
La circulaire s’appuie sur plusieurs textes législatifs et réglementaires, notamment la loi-cadre sur l’environnement (2008), le code de la santé publique (2009) et la loi relative à la décentralisation et aux libertés locales (2007), ainsi que leurs textes modificatifs.
Elle rappelle également les décrets récents précisant les modalités d’exercice des compétences partagées entre l’État et les communes, en particulier dans les domaines de la santé, de l’hygiène publique, de l’eau et de l’assainissement.
Dans ce cadre, les maires sont appelés à exercer pleinement leurs compétences propres et partagées.
Des obligations précises pour les maires
La circulaire détaille les actions attendues des autorités communales. Il leur revient notamment de :
- Élaborer et mettre en œuvre des plans communaux de salubrité et de gestion des déchets adaptés aux réalités locales ;
- Organiser régulièrement des opérations d’assainissement et de nettoyage des espaces publics, marchés et zones à forte affluence ;
- Mettre en place ou renforcer les dispositifs de collecte, de transport et de traitement des déchets dans le respect des normes environnementales ;
- Identifier et aménager des sites appropriés de transit, de dépôt ou de traitement des déchets ;
- Faire appliquer strictement les arrêtés municipaux relatifs à l’hygiène et à la protection du cadre de vie ;
- Exercer leur pouvoir de police administrative pour prévenir et sanctionner les comportements contraires aux règles d’hygiène et de protection de l’environnement ;
- Promouvoir une citoyenneté responsable fondée sur le respect de l’environnement.
Un accompagnement des services de l’État
Les services déconcentrés de l’État chargés de l’environnement et de la protection des ressources naturelles sont instruits d’apporter un appui technique et institutionnel aux communes. Ils devront également veiller à la cohérence des interventions menées aux niveaux local et régional.
Le gouvernement attend de chaque acteur une mobilisation accrue afin de faire face aux défis sanitaires, environnementaux et sociaux auxquels les communes sont confrontées.
Application immédiate et suivi rigoureux
Les autorités communales sont invitées à accorder une attention particulière à cette circulaire et à prendre sans délai les mesures nécessaires à son application. Toute difficulté rencontrée devra être signalée à la tutelle.
Par cette initiative, l’exécutif entend renforcer la gouvernance locale en matière d’assainissement et rappeler que la propreté et la protection de l’environnement constituent des responsabilités partagées entre l’État, les collectivités et les citoyens.
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