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Gaza au bord du chaos : Israël vise la chute définitive du Hamas

Gaza au bord du chaos : Israël vise la chute définitive du Hamas

Gaza , dans un nouveau tournant de la guerre, le cabinet de sécurité israélien a validé, dans la nuit du 7 au 8 août, le plan du Premier ministre Benyamin Netanyahu visant à « vaincre » le Hamas. Ce plan, approuvé à la majorité, prévoit la prise de contrôle militaire totale de la ville de Gaza, tout en promettant une distribution d’aide humanitaire aux civils hors zones de combat. Cette annonce intervient dans un contexte déjà explosif, marqué par la crainte d’une escalade majeure et des accusations de plus en plus vives contre le gouvernement israélien.

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Le texte, relayé par l’AFP, précise que cette opération s’inscrit dans une stratégie en cinq points :

  1. Le désarmement complet du Hamas.
  2. Le retour de tous les otages, vivants ou morts.
  3. La démilitarisation totale de la bande de Gaza.
  4. Le maintien d’un contrôle sécuritaire israélien sur le territoire.
  5. L’instauration d’une administration civile alternative, excluant à la fois le Hamas et l’Autorité palestinienne.

Selon le gouvernement israélien, toute alternative examinée ne permettrait ni d’éliminer le Hamas ni de récupérer les otages encore détenus.

Le Hamas dénonce « un sacrifice des otages »

La réaction du Hamas ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué publié jeudi 7 août, le mouvement islamiste accuse Benyamin Netanyahu de vouloir « sacrifier les otages dans la poursuite de ses intérêts personnels et de son agenda idéologique extrémiste ».
Le Hamas, qui détient encore 49 otages, dont 27 seraient présumés morts, dénonce également « un revirement flagrant du processus de négociation » alors qu’un accord final semblait proche. Il prévient que toute nouvelle escalade militaire aura « un coût élevé et douloureux » pour Israël.

Des manifestations antiguerre à Tel Aviv

À Tel Aviv, devant le siège du Likoud, parti du Premier ministre, des manifestants se sont rassemblés pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme un danger accru pour les otages et pour les soldats israéliens.
Parmi eux, Iris, une habitante de la ville, s’indigne : « C’est vraiment difficile d’admettre que quelqu’un qui a grandi ici, à nos côtés, est prêt à sacrifier chacun d’entre nous pour rester au pouvoir. »


La peur s’exprime également chez les jeunes appelés à intégrer l’armée. Un adolescent de 18 ans confie : « Je dois aller à l’armée bientôt et j’ai super peur. Je ne veux pas y aller parce que c’est effrayant. »
Si le mouvement antiguerre reste minoritaire en Israël, certains manifestants n’hésitent plus à évoquer publiquement le sort des civils gazaouis et à brandir des pancartes accusant Israël de commettre un « génocide » dans la bande de Gaza.

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Un territoire sous haute tension

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plus de 86 % de la bande de Gaza est désormais militarisée et soumise à des ordres d’évacuation israéliens. Les zones encore non occupées sont souvent les plus densément peuplées, comme les villes de Khan Younès, Gaza, et les camps de réfugiés de Deir-el-Balah, situés dans le centre du territoire.

Un bilan humain dramatique

La population gazaouie, estimée à 2,4 millions de personnes, vit quotidiennement sous les bombardements. Les chiffres publiés par le ministère de la Santé du Hamas — jugés crédibles par l’ONU font état de 61 258 morts depuis le début des représailles israéliennes, en majorité des civils.
Dans ce climat, la décision israélienne de prendre le contrôle total de la ville de Gaza apparaît comme un tournant majeur du conflit, mais aussi comme une nouvelle source d’inquiétude pour la population civile et pour les familles des otages.

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