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Frontière Togo-Bénin : arrestation choc d’un homme avec 29 millions CFA non déclarés

Frontière Togo-Bénin : arrestation choc d’un homme avec 29 millions CFA non déclarés

À la frontière entre le Togo et le Bénin, un simple contrôle douanier a révélé une affaire bien plus complexe. Dans ses bagages, des sacs de noix de cajou, du soja, et surtout, 29 millions de francs CFA en liquide. Sans justificatif, sans propriétaire officiel. Aujourd’hui, cet homme fait face à la redoutable CRIET, au cœur d’un procès où se croisent soupçons de contrebande, non-déclaration de devises et jeux d’intérêts économiques régionaux. Qui est réellement derrière cette opération ? La réponse pourrait bien ébranler plus qu’un simple prévenu.

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Un passage frontalier sous haute surveillance

Les faits remontent à mars 2025, à la frontière entre le Togo et le Bénin, une zone de plus en plus surveillée en raison de la recrudescence des trafics transfrontaliers. C’est dans ce contexte qu’un homme a été interpellé par les autorités douanières béninoises, alors qu’il transportait une cargaison suspecte.

Selon les informations transmises par les autorités judiciaires, l’individu aurait été trouvé en possession de quantités importantes de noix de cajou et de soja, deux produits agricoles très prisés dans la sous-région, notamment pour l’exportation. Mais au-delà des marchandises, c’est surtout la découverte de 29 millions de francs CFA en liquide qui a éveillé l’attention des agents.

Une défense sur la réserve

Face à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le prévenu a nié toute responsabilité dans cette affaire. Selon sa déclaration, il ne serait qu’un simple intermédiaire, chargé de convoyer les produits agricoles d’un point à un autre, sans en être le propriétaire.

Concernant l’importante somme d’argent saisie lors de l’arrestation, l’homme n’a pas pu fournir de documents permettant d’en attester l’origine légale, un point central dans le dossier. Cette absence de traçabilité soulève des soupçons de blanchiment d’argent ou, à tout le moins, de non-déclaration de devises, une infraction sévèrement punie par la loi béninoise.

Le parquet demande une peine exemplaire

Au cours de l’audience, le ministère public n’a pas caché sa fermeté. Le procureur a requis une peine de deux ans de prison, dont un an ferme, accompagnée d’une amende de deux millions de francs CFA, ainsi que la confiscation totale des fonds saisis.

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Dans son réquisitoire, le parquet a insisté sur la nécessité de lutter efficacement contre les circuits illégaux d’exportation, en particulier ceux qui concernent les produits stratégiques pour l’économie nationale. Il a également souligné l’importance de faire un exemple, dans un contexte régional où la contrebande fragilise les efforts d’intégration économique.

Une défense en quête de clémence

La défense, quant à elle, a plaidé pour la relaxe pure et simple de son client. L’avocat du prévenu a mis en avant l’absence de preuve directe que son client soit propriétaire des biens ou de l’argent transporté. Il a également demandé, à défaut de relaxe, le bénéfice du doute, arguant que les éléments à charge ne sont pas suffisamment solides pour entraîner une condamnation pénale.

Il a aussi dénoncé une procédure hâtive et un traitement excessivement sévère pour un dossier qui, selon lui, aurait dû être traité comme une simple infraction douanière.

Un verdict très attendu

Le jugement de cette affaire est désormais attendu pour le 20 octobre 2025. La décision de la CRIET sera très observée, tant par les acteurs du commerce transfrontalier que par les défenseurs de l’État de droit.

Au-delà du sort du prévenu, cette affaire met en lumière les tensions croissantes autour du commerce informel dans la sous-région ouest-africaine, notamment entre les pays côtiers comme le Bénin et le Togo. Elle soulève également des questions sur la circulation des devises et le rôle des frontières dans la lutte contre la criminalité économique.

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