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Crise politique au Togo : MPDD et ADDI réagissent après l’arrestation de Marguerite Gnakadé

Crise politique au Togo : MPDD et ADDI réagissent après l’arrestation de Marguerite Gnakadé

L’arrestation de Marguerite Gnakadé, ancienne ministre des Armées, plonge le Togo dans une vague de réactions politiques sans précédent. Les partis d’opposition MPDD et ADDI dénoncent une atteinte aux libertés fondamentales et réclament la libération immédiate de l’ex-membre du gouvernement et des autres détenus d’opinion. Ce nouvel épisode soulève de vives inquiétudes sur l’avenir de la démocratie et la stabilité politique du pays.

MPDD : appel à la préservation des droits fondamentaux

Le MPDD considère que cette arrestation illustre une restriction de l’espace démocratique au Togo. Dans son communiqué, le parti fondé par feu Agbéyomé Kodjo rappelle que l’expression politique, même critique, constitue un droit fondamental dans toute démocratie moderne.
Le MPDD en appelle aux autorités judiciaires pour garantir :

  • la présomption d’innocence ;
  • la protection de l’intégrité physique et morale des personnes interpellées ;
  • le respect strict du Code de procédure pénale.

Le parti propose également des gestes d’apaisement, notamment la libération des détenus politiques et l’octroi d’une grâce présidentielle pour ceux condamnés pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Selon le MPDD, ces mesures sont essentielles pour renforcer la réconciliation nationale et restaurer un climat politique stable.

ADDI dénonce « la voie de la répression »

L’ADDI, dirigée par Aimé Gogué, adopte un ton plus incisif. Le parti qualifie l’arrestation de Marguerite Gnakadé et l’inculpation du rappeur Aamron d’arbitraires. Selon le communiqué, le climat socio-politique est devenu délétère, marqué par intimidations, arrestations et répression.
L’ADDI dénonce également l’émergence d’une organisation d’auto-défense autoproclamée, baptisée « Sentinelle du peuple », accusée de semer la peur et de multiplier les intimidations en toute impunité. Le parti exige sa dissolution immédiate, soulignant que la sécurité des citoyens doit relever exclusivement des forces légalement instituées.

Une inquiétude partagée sur les tensions politiques

Malgré des différences de ton, MPDD et ADDI partagent le même diagnostic : les tensions politiques se sont aggravées, accentuées par les manifestations de juin et juillet derniers. Les deux partis appellent à :

  • la libération de tous les détenus d’opinion ;
  • des gestes concrets de décrispation de la part des autorités ;
  • le rétablissement d’une dynamique démocratique inclusive.

Ces communiqués traduisent une préoccupation majeure des forces politiques d’opposition face à une possible crispation durable et soulignent la nécessité d’actions immédiates pour restaurer la confiance entre citoyens et institutions.

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