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Côte d’Ivoire : Président Ouattara officialise sa candidature malgré les controverses
Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025. À 83 ans, le chef de l’État affirme vouloir mettre son expérience au service de la stabilité du pays. « Ma santé est bonne, mon énergie intacte, et les défis sont immenses », a-t-il déclaré, insistant sur sa volonté de préserver la paix et la prospérité économique dans un contexte régional tendu.

Soutenu par son parti, le RHDP
Cette candidature n’est pas une surprise. Depuis plusieurs mois, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le parti au pouvoir, multipliait les appels à une nouvelle investiture. Alassane Ouattara avait été désigné candidat par acclamation lors des récentes assises du parti, ses soutiens le présentant comme un « rempart face à l’instabilité ».
Une opposition divisée et affaiblie
Si le président sortant semble assuré du soutien de sa majorité, le paysage politique en face paraît fragmenté. L’opposition, qui avait vivement contesté le troisième mandat en 2020 — un scrutin marqué par le boycott de plusieurs leaders et des violences ayant fait de nombreuses victimes —, devra se recomposer. Cette année, des figures historiques comme Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam sont exclues du processus électoral, n’étant pas inscrites sur les listes.

Des candidatures encore incertaines
Des personnalités comme Simone Gbagbo ou Pascal Affi N’Guessan sont pressenties pour représenter l’opposition, à condition d’obtenir les parrainages nécessaires. La Commission électorale indépendante a fixé la clôture du dépôt des candidatures à la fin du mois d’août, une échéance qui pourrait clarifier le rapport de force à venir.
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Un scrutin à haut risque ?
La décision de Ouattara de briguer un quatrième mandat pourrait raviver les tensions politiques en Côte d’Ivoire. Si certains saluent sa longévité et son leadership, d’autres y voient un risque de dérive autoritaire et de remise en question des principes démocratiques. Alors que le pays s’apprête à entrer en campagne, l’enjeu sera autant électoral qu’institutionnel : préserver la paix sociale dans une nation encore marquée par les traumatismes politiques du passé.
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