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Côte d’Ivoire

Affaire Jean-François Kouassi : 15 jours de prison ferme après un procès très suivi

Affaire Jean-François Kouassi : 15 jours de prison ferme après un procès très suivi

Ouvert cet après-midi devant la juridiction compétente, le procès de Jean-François Kouassi a suscité un vif intérêt au sein de l’opinion publique. Au centre de la procédure, des déclarations publiques reprochées à l’accusé, que la partie poursuivante estime offensantes à l’égard d’une ministre de la République.

À la barre, un discours assumé

Face aux juges, Jean-François Kouassi a adopté une posture résolue. S’il a admis que ses propos aient pu choquer ou être mal interprétés, il a néanmoins rejeté toute intention malveillante. L’accusé a clairement indiqué qu’il ne se voyait pas présenter des excuses qu’il juge contraires à sa perception des faits.

« Si mes paroles ont été perçues comme blessantes, ce n’était en aucun cas volontaire. Mais reconnaître une faute pour satisfaire certaines attentes, en niant une réalité connue, ne me paraît pas juste », a-t-il déclaré.

La revendication d’un droit à l’interpellation citoyenne

Dans sa défense, Jean-François Kouassi a insisté sur ce qu’il considère comme un devoir civique : interpeller les autorités lorsqu’il l’estime nécessaire. Selon lui, ses prises de parole s’inscrivent dans le cadre de la liberté d’expression et de l’engagement citoyen.

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Un dossier judiciaire enclenché depuis janvier

Pour rappel, l’accusé avait été entendu par les enquêteurs le lundi 12 janvier 2026. À l’issue de cette audition, il avait été placé sous mandat de dépôt, dans l’attente de la tenue de son procès.

Plusieurs infractions retenues contre l’accusé

Sur le plan pénal, Jean-François Kouassi faisait face à plusieurs chefs d’accusation, parmi lesquels le trouble à l’ordre public, la diffamation, la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux et la dénonciation calomnieuse.

Des réquisitions lourdes du ministère public

À la fin des débats, le procureur de la République a requis une peine que beaucoup ont jugée sévère : un million de francs CFA d’amende, assorti de 15 jours de prison ferme et de six mois d’emprisonnement avec sursis.

La décision du tribunal

Après délibération, la juridiction a rendu son verdict. Jean-François Kouassi a été condamné à 15 jours d’emprisonnement ferme, huit mois de prison avec sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 500 000 francs CFA.

Cette décision judiciaire, très commentée, ravive les discussions autour de la liberté d’expression, de la responsabilité des acteurs publics et des limites de l’usage des réseaux sociaux dans le débat public.

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