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Tolérance zéro : Lomé au cœur de la lutte contre la criminalité financière
Depuis jeudi, Lomé, la capitale togolaise accueille un séminaire régional consacré à la prévention de la criminalité financière et au renforcement de la gestion des finances publiques dans les pays de la Cédéao. L’événement est organisé avec l’appui du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).
Une priorité nationale et régionale
Dans son discours d’ouverture, prononcé au nom du ministre de l’Économie et des Finances, la directrice de Cabinet, Akou Mawusse Adetou Afidenyigba, a réaffirmé la détermination du Togo et de la région à faire barrage au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.
« Notre vigilance ne doit pas faiblir dans un monde où les risques terroristes et criminels s’adaptent aussi vite que les technologies progressent », a-t-elle averti.
Le rôle central des Parlements
Le séminaire met en avant la place cruciale des Commissions des Finances et du Contrôle budgétaire des Assemblées nationales. En charge du suivi et de l’évaluation des budgets publics, elles constituent, selon les organisateurs, un maillon essentiel dans la prévention et la détection des pratiques illicites.
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Une criminalité aux multiples visages
La criminalité financière se manifeste sous différentes formes : blanchiment d’argent, corruption, fraude fiscale, détournement de fonds, financement du terrorisme ou encore évasion fiscale sophistiquée. Elle représente une menace directe pour la stabilité économique, en affaiblissant les économies, en réduisant les ressources publiques et en érodant la confiance des citoyens.
Des attentes fortes
Les autorités togolaises espèrent que ce rendez-vous permettra de formuler des recommandations concrètes et applicables dans l’ensemble de la région. L’objectif affiché reste clair : instaurer une véritable tolérance zéro face à un phénomène qui fragilise les États et compromet leur développement.
